16.08.2006

Comète

Une comète est associale. Elle traverse le morceau de ciel qui vous apparait, et continue sa route vers d'autres lattitudes.

A. est une comète associale. Elle ne tient pas ses promesses : Elle déserte le Parti, chers camarades. Elle ne fera pas

On a beau avoir une lunette, on ne la verra qu'un instant.

On a beau avoir des mains assez agiles pour emprisonner des têtards, on ne peut pas attraper la comète, elle vous file , fourbe entre les doigts.

 des bidouillages ridicules une seconde fois : L'envie était là, car l'envie était initiative. L'envie et le désir ne viennent

On la regarde fuir,  nous gratifiant de quelques poussières opalescentes contre lesquelles on luttera au réveil.

Mais a-t-on rêver ?

pas sur commande. A. est menteuse. A. est parjure.Elle vous laisse ses écrits rabougris s'ils vous procurent encore

Il nous semble bien, pourtant, avoir fait un voeu les fesses humides de rosée.

Il nous semble bien que la comète , si constante, va exaucer nos souhaits intéressés, et se faire fidèle.

 

Quoi de plus simple en effet, que d'obliger l'étoile à repasser au dessus de notre parcelle chaque nuit, pour chaque nuit lui faire promettre que nous aurons pour nous l'amour et la gloire ?

quelque plaisir. Elle s'en va en catimini, réapparaîtra sûrement un jour. Une comète secoue sa longue chevelure, néglige

Alors on se retrouve au soir dans le jardin, la tête entre les camélias et les clématites.

le rappel et cours pour d'autres le temps que l'on oublie son existence.

Mais la comète ne reviendra pas. La comète est menteuse. La comète est parjure.

A. est une comète.

Veni, Vidi, Discessi.

Je suis une mouette. Non, ce n'est pas ça

29.07.2006

Treizième heure

Les sirènes grincent sous la varangue : accordons nos violons, violons donc cet accordéon aux accents écorchés de la guitare andalouse !

Dernier tango loin de Paris, une rose entre les dents, et il y aurait fort à parier que rien ici n'est gratuit : cela se lit quelque part entre les tatouages frémissants sur sa peau nerveuse et la lueur dans son oeil que seul un innocent croirait dûe aux néons de la boutique miteuse où s'effarent quelques mouches ivres.

Mais l’ivresse ne justifie pas certaines candeurs, car passés quelques degrés - c'est triste - on ne parle même plus de lubricité.

La tendresse geignarde de l’accordéon persiste à mes oreilles, mêlée de quelques voix sans noms à mettre dessus.

J'harangue la foule narquoise qui fuit dans l'ombre des bénitiers fleuris.

On attend minuit, parle bohême et utopie : on a pas de quoi finir le mois, mais il y a toujours cet ami que l'on a connu il y a quelques années, et qui pourrait
nous faire refuge.

Treizième heure.

Que tu as vieilli, mon bel ami. On sent le passé affleurer, avec ses effluves pestilentiels de larmes salées et d’envols bon marché.
C’est comme un chat un peu perché qui conterait des histoires trop vraies pour être gaies.

Non, pas vraiment une princesse, et je préfère voler autre chose que des coeurs : ces derniers sont des en-cas bien trop visqueux.

"Tabacco ! Spade Queen ! Fun Frog ."

Certains ont la chance d'oublier les visages, mais je suis de ceux qui se souviennent des nuits de rage.

On rit, on évite certains regards, on s'égare et l'on se quitte.

A la Lune.

Peut-être se reverra-t-on au hasard des nuits blanches.

Cieux Ignés

 

 

 

 

Les cieux ignés applaudissent à la gloire apocryphe de l’orchestre d’automates déjà rouillés.

Ô les flots purpurins zébrés d’un or fade que pleurent sans ambages les nuages qui s’amoncellent au-delà turpitudes mécaniques. 

 

 

Et de cette fusion synesthésiaque se tavellent les parvis désertés, s’ocellent les rues abandonnées.

 

L’ovation rugit de mille mains fébriles clapotant dans la moiteur du caniveau.
 

Cieux ignés ! Flots purpurins !

Toute cette splendeur millénaire qui s’ôte de sa gangue pour purifier les visages sales et les langues qui se tendent vers les éclats précieux. Le reflet dans tes yeux des étincelles brûlantes se heurtant aux pavés où dansent nos pieds calleux sous les salves de la forge céleste.

 

C’est l’étreinte embrasée du bal des vagabonds dont les torses meurtris tournent en rondes tumultueuses. Derviches couronnés par les larmes de cinabre claquant contre le piano doré de leurs sourires épars.

 

 

Ne suis-je pas libre de signer du nom qui me semble être le mien pour quelques instants ?Cieux ignés Qui est assez grand pour décider que je m'appelle ainsi ou autrement ? Si je signe d'une croix,Salve dorée laissez-moi être analphabète,Flots purpurins si je signe bêtement, Derviches Couronnés laissez-moi être ce que je suis. Je n'aime pas la tyrannie. Et ceci en a le goût et l'odeur. Je n'aime pas qu'on m'impose, là où on encense le libre arbitre, des lois obsolètes proclamées par personne.Pianos édentés Ce sera la démocratie, ou cela ne sera pas.