03.08.2006

Le ciel pleure

 

Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux.

Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des rayons-zigzag ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant

Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne], les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés:

crachats, pluie

regards, foudre

chute abîmée

coeur en distorsion...

 

Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.

 

Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre ouverte sur un océan orageux, qu'est la vie.

 

-What cabron?

-Ké la vie Kétanou...

-Oh yeah, Ameneuuuh!

 

 

Kouka.