29.06.2006

L'ingrate bohème

 

L'ingrate

quand elle sourit

le vent dans les cheveux 

en l'espace

de quelques secondes furtives et annihilantes

on voit le monde tout entier

regorgeant de beautés inédites

de spasmes éperdus

et de lucioles agonisantes

pour le meilleur

et pour le pire.

 

 

Kouka.

 

28.06.2006

Murmure moi encore


Amères, le bout de tes lèvres mornes

jadis, si pulpueuses, gonflées de passion.

je ne peux qu'éteindre mon cigare dans ce ciel chargé de poésie et de lumière, horizon d'apothéose à l'éclat divin

on véra bien mes membres, répandus dans le vertige d'un abîme sans histoire, sans exactitude

invisibles en somme, à l'instar de ma mélancolie, pourtant si ruisselante de noirceur coagulée

je t'attendrai, dans l'imprévisible mensonge qui ruinera nos vies...

(...mais, voilà qu'elle passe juste entre mes doigts)

ôh surnoise Mélodie..... je te tiens, tu ne t'en iras plus

dans mes fillets tu seras Reine!

 

 

Kouka.

 

22.06.2006

Burial

À la tienne

Enterrons, enterrons ensemble cette vie de petite fille,
ses sanglots longs, ses violons secs et ses automnes nervurés.
Feuilles mortes, papiers croustillants, ratures nerveuses à ratifier
pour chercher —À la bonne heure !— un bonheur à exhumer.



Arrosons, arrosons ensemble ces peut-être qui scintillent,
ces deux êtres qui oscillent au fond du puit des impossibles,
là où la potence supporta longtemps le poids des ecto-plasmes
du plus creux de mes phobies. Et JE deviens AUTRE, auteur de gestes et de mots.


Déposons, déposons ensemble sous cette pierre qui vacille
les pétales arrachés à la désinvolture originelle de deux enfants aux désirs fous
ivres comme ces papillons gris-nicotines que l'on consume, pour cautériser le manque de l'autre.
Deux ans révolus —Enterrerons-nous aussi ce calendrier, jonché de symboles, qui minute l'ins-temps ?


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Cadavre temporel

 

Une heure agonise au bout de mon long nez inopportun

les charognards viendront bouffer les secondes qui en découlent

brisées par l'élan moribond

des vacillations de Mars

je suis confu et crépitant

un diable coupé

en lambeaux

compulsifs.

 

 

Para-moi.

 

21.06.2006

Naissance

 

-Moooouuuuuuiiiinnn mouiiiiiiiiiiiiin!

Le docteur fessa l'enfant-pirouette.

-Maaiieuuh ça fait mal! sale connard!

Elle venait d'accoucher un bébé hybride qui savait déjà parler, et même dire des gros mots, ça sentait la préméditation dans toute cette histoire louche, impossible de ne pas le sentir.

 

Près mais dit ta si on

zi

hûm.

 

 

Et si on dansait?

sur les poils des étoiles suffocantes

ou alors croquons-les

mangéons les astres nonchalants et les soleils vermeils

pour que la Nuit s'affale sur nos esprits vagabonds

en toute sérénité.

 

 

Para-moi.