29.06.2006
L'ingrate bohème
L'ingrate
quand elle sourit
le vent dans les cheveux
en l'espace
de quelques secondes furtives et annihilantes
on voit le monde tout entier
regorgeant de beautés inédites
de spasmes éperdus
et de lucioles agonisantes
pour le meilleur
et pour le pire.
Kouka.
15:25 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, croqueurs, néant
28.06.2006
Murmure moi encore
Amères, le bout de tes lèvres mornes
jadis, si pulpueuses, gonflées de passion.
je ne peux qu'éteindre mon cigare dans ce ciel chargé de poésie et de lumière, horizon d'apothéose à l'éclat divin
on véra bien mes membres, répandus dans le vertige d'un abîme sans histoire, sans exactitude
invisibles en somme, à l'instar de ma mélancolie, pourtant si ruisselante de noirceur coagulée
je t'attendrai, dans l'imprévisible mensonge qui ruinera nos vies...
(...mais, voilà qu'elle passe juste entre mes doigts)
ôh surnoise Mélodie..... je te tiens, tu ne t'en iras plus
dans mes fillets tu seras Reine!
Kouka.
18:25 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, insolent, verlaine, dada, folk, néant, liberté
22.06.2006
Burial
À la tienne
ses sanglots longs, ses violons secs et ses automnes nervurés.
Feuilles mortes, papiers croustillants, ratures nerveuses à ratifier
pour chercher —À la bonne heure !— un bonheur à
ces deux êtres qui oscillent au fond du puit des impossibles,
là où la potence supporta longtemps le poids des ecto-plasmes
du plus creux de mes phobies. Et JE deviens AUTRE, auteur de gestes et de mots.
les pétales arrachés à la désinvolture originelle de deux enfants aux désirs fous
ivres comme ces papillons gris-nicotines que l'on consume, pour cautériser le manque de l'autre.
Deux ans révolus —Enterrerons-nous aussi ce calendrier, jonché de symboles, qui minute l'ins-temps ?
20:05 Publié dans Divagations merkuréenne | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : néant, merku, croqueurs, étoiles, dada, sang, coeur
Cadavre temporel
Une heure agonise au bout de mon long nez inopportun
les charognards viendront bouffer les secondes qui en découlent
brisées par l'élan moribond
des vacillations de Mars
je suis confu et crépitant
un diable coupé
en lambeaux
compulsifs.
Para-moi.
15:45 Publié dans Echos de l'Insolent | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, folk, dark, néant, surréalisme, insolent
21.06.2006
Naissance
-Moooouuuuuuiiiinnn mouiiiiiiiiiiiiin!
Le docteur fessa l'enfant-pirouette.
-Maaiieuuh ça fait mal! sale connard!
Elle venait d'accoucher un bébé hybride qui savait déjà parler, et même dire des gros mots, ça sentait la préméditation dans toute cette histoire louche, impossible de ne pas le sentir.
Près mais dit ta si on
zi
hûm.
Et si on dansait?
sur les poils des étoiles suffocantes
ou alors croquons-les
mangéons les astres nonchalants et les soleils vermeils
pour que la Nuit s'affale sur nos esprits vagabonds
en toute sérénité.
Para-moi.
18:40 Publié dans Echos de l'Insolent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rien, poésie, dada, croqueurs, étoiles, surréalisme, néant











