03.08.2006

Le ciel pleure

 

Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux.

Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des rayons-zigzag ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant

Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne], les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés:

crachats, pluie

regards, foudre

chute abîmée

coeur en distorsion...

 

Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.

 

Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre ouverte sur un océan orageux, qu'est la vie.

 

-What cabron?

-Ké la vie Kétanou...

-Oh yeah, Ameneuuuh!

 

 

Kouka.

 

28.07.2006

Ouin ouin

 

-Woaf, fit le cousous.

 

Pis j'ai toujours des vers dans l'estomac-climat.

 

 

Kouka.

 

25.07.2006

Nuit épileptique

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L'indien,

l'un

dit:

hein?

 

Voici

qu'une pluie

suffocante

de peyotls

épouse l'horizon

vague

et alambiqué

du bout de mes perceptions

je deviens

loup

tout d'un coup

pis,

une chouette

bien chouette

qui bouffe

des couleuvres

affolées

et

des couleurs

veuves

qui ont perdu

le pâle

reflet

de l'aube pudibonde.

 

Mon aorte

dessine

le mouvement

divin

mes sens

pensent

bruillament

dans le vide

absolu

et opaque

de la ville chaotique

.

.

shâ

un éclipse

poignardé

en plein

coeur

nu

cabron

l'asphalte

a un goût

nouveau

imbu

de démence

ruisselante

du ciel

alibi

Colibri

je t'aime

dans la nuit

de ta langue

vautour

ôhü

ra

rhô

bave

psyquédélique

de mots

ohöjâ

hîuz

zooñ

pouhâ

miuêl

nohômmwe di Dù

Aurore

part!

part!

Part!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[syncope, saint cop-ain]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bang!

kaboum!

retour aux claques

en vrac

cependant 

jeu

me dilue

siïiiiïïÏÏÏÏÏ

...............bien

dans la poussière

moite

de ses cheveux

infinis

fini

in

encore

un jamais

de vide

à mastiquer

wôuy

gâe

rashô

pouhî

Aurore

part!

part!

part!

 

 

 

 

 

.

ABLATION

ABLATION

ABLATION [texte onéreux].

 

 

Kouka.

 

(photo prise par Kouka lors d'une répétition de danse, elle illustre un peu le côté épileptique du texte...)

 

19.07.2006

Trébuche

 

Je fume un paysage

un autre

puis de l'asphalte déliquescent

mes yeux

sont injectés d'étoiles piquantes

de temps à autres

un larme molle

ici

allá

de temps à autres

une envie persistante de me trancher les veines

sur un cactus inexistant qui se pâme

necessaire malgré tout

j'ai un besoin délétère de fuir

fuir la vie

la vie noire

la noire nuit

l'opaque cervelle

bernée par la facilité de mouvement des autres

fuir l'utopie acide qui me ronge

fuir la tension esthétique écrasante

fuir ces regards inquisiteurs

fuir le vent, la poussière fantôme

et trépasser lâchement

dans un silence fêlé

voir inconstant

un

ou pas.

 

 

Kouka.

 

11.07.2006

Stratosphère


Edentée

la terre

roule

à l'instar

une impasse

centripète

puis

viennent

ces caniveaux

qui 

couinnent

like

des

portes

avariées

ne cessant

de

forniquer

les passant

pressés

comme des oranges

mécaniques

tralala

et

haut

Vénus

éclate

en

une

myriade

de mozaïques

sidérales

coupant

les

petites

veines

des rétines

béates

usées

uZêh

et

mon bras

lance

des

aventures

inexplorables

au-delà

de la stratosphère

pyramide

oblique

à

l'état

gazeux

déversant

réverbérations

sans faim

ni abîmes

tout

pour le toux

entre autres hiboux

célestes

voir

crochus

aux plumes

épousant

ma chair

violée

par

l'inconstance

d'un

horizon

virulent

zhû

boing.

 

 

Kouka.

 

05.07.2006

Kaboum!

 

Bouteille-nausée

squelette russe

rôt de puce

enivrée.

 

 

Kouka.

 

02.07.2006

Beurk [ancien]

  Ce matin funeste de 1946, alors que je nez-té-toujours-panné-tsé, enfin ma grande mère avait un long nez et mon grand père aussi d'ailleurs, bon en tout cas, ce jour précis, voir méditerranéen, j'ai découvert avec stupéfiants, hhheuuu avec stupéfaction, la présence non souhaitable, d'un poil pubien dans ma purée bien trop salée, servie avec fidelité par la grosse moustachue du self. Du coup, en épousant des yeux globuleux de poissoin, j'ai zigzagé entre l'envie de gerber en vrac mon contenu stomacal et celle de lancer le début d'une insurrection de conconbres dont j'aurais été le lider vaillant. Aussitôt l'affaire réglée (après plusieurs péripéties invisibles), puis mesurée par les compas de mes camarades, on a stagné dans une atmosphère de gélatine au rabais, miam maim, nous demandant quelles étapes subissaient nos aliments préfafriqués avant d'arriver tout raides et froids sur nos plats de pacotille. Il est évident qu'on ne le saura jamais, c'est un secret bien trop gardé, dans un coffre-fort over blindé, dont les les uniques sentinelles sont des rats de vaudeville. Si un jour vous découvrez un intru touffu, dans l'embrouillamini alimentaire de votre assiette, il est fort probable, que les cuisiniers s'envoient en l'air, pendant qu'ils font mijoter les croquettes pour teenagers. Nul ne le saura jamais. Alors autant fantasmer à grosse louches d'imaginaire crade. Cela ne fait point de mal, au contraire vous saurez d'ou émane votre gastro d'une certaine façon...

  Alors, sans transition, moi je vous dis, et si on recyclait nos flatulences pour faire marcher plus longtemps les cuisinières? Et pour élargir l'horizon d'attente, avez vous déjà cuisiné des steaks de cactus avec du gaz humain?

 

 

Sincèrement votre, mais toujours fidel à ma folie.

 

 

Kouka.

 

01.07.2006

Moarf

 

Rien à footre du foutre de ces milliardaires qui bouffent du gazon lucratif.

 

 

Kouka.

 

29.06.2006

J'eu une vision

 

 

Google, le bruit des bulles

glouglouglou

amen; etc etc.

 

 

Kouka.

 

28.06.2006

Murmure moi encore


Amères, le bout de tes lèvres mornes

jadis, si pulpueuses, gonflées de passion.

je ne peux qu'éteindre mon cigare dans ce ciel chargé de poésie et de lumière, horizon d'apothéose à l'éclat divin

on véra bien mes membres, répandus dans le vertige d'un abîme sans histoire, sans exactitude

invisibles en somme, à l'instar de ma mélancolie, pourtant si ruisselante de noirceur coagulée

je t'attendrai, dans l'imprévisible mensonge qui ruinera nos vies...

(...mais, voilà qu'elle passe juste entre mes doigts)

ôh surnoise Mélodie..... je te tiens, tu ne t'en iras plus

dans mes fillets tu seras Reine!

 

 

Kouka.

 

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