29.07.2006

Cieux Ignés

 

 

 

 

Les cieux ignés applaudissent à la gloire apocryphe de l’orchestre d’automates déjà rouillés.

Ô les flots purpurins zébrés d’un or fade que pleurent sans ambages les nuages qui s’amoncellent au-delà turpitudes mécaniques. 

 

 

Et de cette fusion synesthésiaque se tavellent les parvis désertés, s’ocellent les rues abandonnées.

 

L’ovation rugit de mille mains fébriles clapotant dans la moiteur du caniveau.
 

Cieux ignés ! Flots purpurins !

Toute cette splendeur millénaire qui s’ôte de sa gangue pour purifier les visages sales et les langues qui se tendent vers les éclats précieux. Le reflet dans tes yeux des étincelles brûlantes se heurtant aux pavés où dansent nos pieds calleux sous les salves de la forge céleste.

 

C’est l’étreinte embrasée du bal des vagabonds dont les torses meurtris tournent en rondes tumultueuses. Derviches couronnés par les larmes de cinabre claquant contre le piano doré de leurs sourires épars.

 

 

Ne suis-je pas libre de signer du nom qui me semble être le mien pour quelques instants ?Cieux ignés Qui est assez grand pour décider que je m'appelle ainsi ou autrement ? Si je signe d'une croix,Salve dorée laissez-moi être analphabète,Flots purpurins si je signe bêtement, Derviches Couronnés laissez-moi être ce que je suis. Je n'aime pas la tyrannie. Et ceci en a le goût et l'odeur. Je n'aime pas qu'on m'impose, là où on encense le libre arbitre, des lois obsolètes proclamées par personne.Pianos édentés Ce sera la démocratie, ou cela ne sera pas.