07.09.2006

Little Cat 1

 

Griffe

moi

petit

chat

raye

l'hostilité

de

mon

inconstance.

 

18.08.2006

Confiture organique

 

Dans son lit de hasard

il voulait devenir 

assassin de couleurs

[pour mieux les réinventer]

mais Verlain

rimait avec rien

alors il disparût

sans bruit de fond

siiiiiiiiiIII

enfin

la pluie froide de ses os

fracas nocturne mexicain

oeuil pourpre

larme désacordée

et Kouka

sourit

derrière ses doigts agiles

qui peignent l'aube

avec le sang visqueux

de sa victime naïve

kaboum!

 

_________________________________

Avec un peu d'imagination 

l'impasse conduit vers l'infini.

 

 

Kouka.

 

03.08.2006

Le ciel pleure

 

Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux.

Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des rayons-zigzag ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant

Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne], les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés:

crachats, pluie

regards, foudre

chute abîmée

coeur en distorsion...

 

Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.

 

Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre ouverte sur un océan orageux, qu'est la vie.

 

-What cabron?

-Ké la vie Kétanou...

-Oh yeah, Ameneuuuh!

 

 

Kouka.

 

28.07.2006

Ouin ouin

 

-Woaf, fit le cousous.

 

Pis j'ai toujours des vers dans l'estomac-climat.

 

 

Kouka.

 

26.07.2006

Kha


Que bonita la mañana

comiendose el precipicio!

Que puerquita tu pestaña

en las tripas del artificio!

 

----------------------------

 

Le nuage gronde

est affamé

nonchalant

La pluie tombe

est sucrée 

dessinant

[des petits océans ou se perdent les oeufs multiples des moustiquesses carnivores]

 -Venez me bouffer, mes bras, ma diagonale, pompez mon venin caustique

tic

hic.

-Desséchez moi, mes organes, ma verve, avant que l´heure exacte ME CONSUME

fume

dune.

 

 

Os qui craque

artère qui fuck

slaaaaaaak.

 

 

Kouka.

 

25.07.2006

Nuit épileptique

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L'indien,

l'un

dit:

hein?

 

Voici

qu'une pluie

suffocante

de peyotls

épouse l'horizon

vague

et alambiqué

du bout de mes perceptions

je deviens

loup

tout d'un coup

pis,

une chouette

bien chouette

qui bouffe

des couleuvres

affolées

et

des couleurs

veuves

qui ont perdu

le pâle

reflet

de l'aube pudibonde.

 

Mon aorte

dessine

le mouvement

divin

mes sens

pensent

bruillament

dans le vide

absolu

et opaque

de la ville chaotique

.

.

shâ

un éclipse

poignardé

en plein

coeur

nu

cabron

l'asphalte

a un goût

nouveau

imbu

de démence

ruisselante

du ciel

alibi

Colibri

je t'aime

dans la nuit

de ta langue

vautour

ôhü

ra

rhô

bave

psyquédélique

de mots

ohöjâ

hîuz

zooñ

pouhâ

miuêl

nohômmwe di Dù

Aurore

part!

part!

Part!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[syncope, saint cop-ain]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bang!

kaboum!

retour aux claques

en vrac

cependant 

jeu

me dilue

siïiiiïïÏÏÏÏÏ

...............bien

dans la poussière

moite

de ses cheveux

infinis

fini

in

encore

un jamais

de vide

à mastiquer

wôuy

gâe

rashô

pouhî

Aurore

part!

part!

part!

 

 

 

 

 

.

ABLATION

ABLATION

ABLATION [texte onéreux].

 

 

Kouka.

 

(photo prise par Kouka lors d'une répétition de danse, elle illustre un peu le côté épileptique du texte...)

 

19.07.2006

Trébuche

 

Je fume un paysage

un autre

puis de l'asphalte déliquescent

mes yeux

sont injectés d'étoiles piquantes

de temps à autres

un larme molle

ici

allá

de temps à autres

une envie persistante de me trancher les veines

sur un cactus inexistant qui se pâme

necessaire malgré tout

j'ai un besoin délétère de fuir

fuir la vie

la vie noire

la noire nuit

l'opaque cervelle

bernée par la facilité de mouvement des autres

fuir l'utopie acide qui me ronge

fuir la tension esthétique écrasante

fuir ces regards inquisiteurs

fuir le vent, la poussière fantôme

et trépasser lâchement

dans un silence fêlé

voir inconstant

un

ou pas.

 

 

Kouka.

 

11.07.2006

Stratosphère


Edentée

la terre

roule

à l'instar

une impasse

centripète

puis

viennent

ces caniveaux

qui 

couinnent

like

des

portes

avariées

ne cessant

de

forniquer

les passant

pressés

comme des oranges

mécaniques

tralala

et

haut

Vénus

éclate

en

une

myriade

de mozaïques

sidérales

coupant

les

petites

veines

des rétines

béates

usées

uZêh

et

mon bras

lance

des

aventures

inexplorables

au-delà

de la stratosphère

pyramide

oblique

à

l'état

gazeux

déversant

réverbérations

sans faim

ni abîmes

tout

pour le toux

entre autres hiboux

célestes

voir

crochus

aux plumes

épousant

ma chair

violée

par

l'inconstance

d'un

horizon

virulent

zhû

boing.

 

 

Kouka.

 

09.07.2006

Recette vaudou [old]

Insérer les ingrédiens suivants dans un poulet vidé de ses boyaux.



15 flocons d'avoine glaçée fuyant la pesanteur
14 pets qui ne valent pas une carrotte de Paname
13 losanges en tissu collés sur ta tempe jaune
12 culottes en herbe qui accouchent du psyquédélique
11 insectes mortifiés par l'envie de sentir la fin du jouir
10 felins qui broutent dans un halo de coke
9 pneus ahuris qui encerclent tes cuisses frêles
8 nains amnésiques qui jonglent avec du confeti comestible
7 nymphes aux gestes profanes évoquant une flaque de désir
6 barbes à papa qui rafolent d'orgasmes en plastique flambé
5 soleil verts qui piétinent un trou flasque de chair
4 lentilles oniriques qui berçent un océan concave
3 tubes de pastèque qui valsent sous tes yeux ronds
2 langues fertiles qui frétillent de bonheur bon marché
1 bal exotique couleur camaïeu aux contours organiques.

 

Puis bien faire cuire à feu doux dans une grande marmite panoramixiène.

 

 

Kouka.

 

06.07.2006

Sacrés échymoses, et tempête.

 

Dehors dans le bunker populaire

des pirouettes acides

virevoltent dans tous les sens

ça gicle du cri aigu

et des missiles alcoolisés

baveux

moi indifférent

je stagne en mode introspectif

je cherche une voix

une fée-dragon

un soupir diatonique

en osmose avec les vibrations de la jungle Lacandone elle même

mais je bute

je trébuche avec les miettes de cils

qui jonchent le sol-eil

je me cogne contre les parures des nuages

diaboliques

éléctriques

toujours à l'affût du moindre bout métalique

pour vomir lumières,

éclaboussements cinglants

aux reflets périlleux

derrière cette fenêtre béante

ouverte sur un néant en perspective

qui s'enfonce dans l'horizon-chorizo sans limites,

si enfin, les fesses

des monts et de vallons

les mains des peintres

épileptiques

L'homme qui buvait la pluie

en bruit de fond

comme un teint sonore folky

qui coule sur mon fasciès ahuri

embourbé de lumière intermittente

zizaguant-serpent-nocturne

fffffffffffffuiiiiiiiiirrrrrrrrr

dans les recoins de ma piaule poisseuse

ffffffffffffuiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrr

et les iris d'Améliku,

comme des petites flammes vacilantes,

qui sont toujours là

braqués sur mon incertitude,

tableau qui penche

mémoire qui ne flanche

pan!

ou sont les limites du sacrifice?

ou sont les hermites du pastis?

patati patata

l'ourson coagulé couine onomatopéiquement

mon ourson

le miens le vrai

ce bon vieux camarade mordu par mes dents

et celle du temps mangeur d'hommes,

semble fidel à son poste

alibi dans un procès pro-mélancolique à l'eau d'aurore

juste

entre ma côte Ouest

et la porte qui se dérobe

à l'heure ou les fantômes

murmurent

le cynisme

d'une mélodie incomprise...

 

Prisme

spectral

dans ma colonne vertébrale

vice et vers ça

toujours.

 

 

Kouka.

 

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