25.06.2006

Rien à voir avec les hirsutes (faites pas chier SVP).

 

Mes cheveux tombent en grande pompe

on dirait une décapitation collective fastueuse

cela se passe quand je dors

on ne daigne même pas m'inviter à l'événement

comme si j'allais bousiller la fiesta capillaire

ils sont vaches ces poils

ils sont têtus aussi

-thé tu? (poule ma oui, avoir soif)

ça ne sert à rien de se plaindre

mes cheveux sont rebelles et chauvins

je vais devenir chauve comme un chauve quoi quoi quoi

quoi

quoi quoi quoi

couac kérouac

quoique,

bon j'arrête l'héroïne et la pisse de hamster

tout va s'arranger

tuba ohü,

ça doit être la canicule qui arrive

ça fauche les vieux et les poils dans une fiesta sanglante

bon je sais j'extrapôle comme dirait un pôle-extra

Nord, Sud, à poil ou pas

peu importe

vice et vers ça

je finirai par résoudre l'équation funeste

ça doit être du à une overdose de casquette gavroche

désormais 

je déambulerai dépouillé

de tout lambeau frivole

sur le crâne

en chantant à tue tête

ma tête mourra

mes chiens de cheveux avec

ma mère dansera le tango avec Barcelone

pendant ce temps, le siphon de la baignoire bouffera des supernovas

et moi dans le "para"

(l'ailleur)

je comptrai les nuages imbibés d'accord mineurs...

 

 

Rire jaune

larme magenta

étouffement-échymose.

 

 

Para-moi.

 

24.06.2006

Mûh

 

 

medium_manbat8.JPG

 

 

J'ai fixé mon ambition:

 

Dealer de vertiges...

 

 

Para-moi.

 

22.06.2006

Cadavre temporel

 

Une heure agonise au bout de mon long nez inopportun

les charognards viendront bouffer les secondes qui en découlent

brisées par l'élan moribond

des vacillations de Mars

je suis confu et crépitant

un diable coupé

en lambeaux

compulsifs.

 

 

Para-moi.

 

21.06.2006

Naissance

 

-Moooouuuuuuiiiinnn mouiiiiiiiiiiiiin!

Le docteur fessa l'enfant-pirouette.

-Maaiieuuh ça fait mal! sale connard!

Elle venait d'accoucher un bébé hybride qui savait déjà parler, et même dire des gros mots, ça sentait la préméditation dans toute cette histoire louche, impossible de ne pas le sentir.

 

Près mais dit ta si on

zi

hûm.

 

 

Et si on dansait?

sur les poils des étoiles suffocantes

ou alors croquons-les

mangéons les astres nonchalants et les soleils vermeils

pour que la Nuit s'affale sur nos esprits vagabonds

en toute sérénité.

 

 

Para-moi.