19.07.2006
Trébuche
Je fume un paysage
un autre
puis de l'asphalte déliquescent
mes yeux
sont injectés d'étoiles piquantes
de temps à autres
un larme molle
ici
allá
de temps à autres
une envie persistante de me trancher les veines
sur un cactus inexistant qui se pâme
necessaire malgré tout
j'ai un besoin délétère de fuir
fuir la vie
la vie noire
la noire nuit
l'opaque cervelle
bernée par la facilité de mouvement des autres
fuir l'utopie acide qui me ronge
fuir la tension esthétique écrasante
fuir ces regards inquisiteurs
fuir le vent, la poussière fantôme
et trépasser lâchement
dans un silence fêlé
voir inconstant
un
ou pas.
Kouka.
03:40 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insolent, croqueurs, poésie












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