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30.06.2006

Ex-Cerise [Ancien].

 

Cette fille transparente, malgré sa folie bien explicitement ravitaillée en permanence, arrive à transpercer l'opacité blindée qui bouche les artères diformes de mon coeur version acide. C'est incroyable, jusqu'à l'os des évènements, comment cela peut méthamorphoser une vie de chien metalique, en zombi affranchi des exigéances mal qualibrées et oppressantes du temps.Même mes pores en restent dilatés par la force du tourbillon qui souffle sur ma tête de girouette extravagante. Pourtant, en tant qu'anarchiste serein en intérime, je me dis mécaniquement, à chaque seconde qui explose devant mes narines, que ce ne peut être qu'une illusion réalisable
une mirage concret
un circuit parfait
un tremplin sentimental qui booste le moral
en somme, de racine carrée et cubique par ailleurs.....slaaaaaaaaaaaaaaaaaak.

Mort(a)(l)été: carpe diem........Mais je reste toujours un coyote solitaire et affamé.

[Tiens tiens du Marley acoustique bootléguisé sur "France Inter"......cette radio perverse ne cesse de me surprendre...]

Etant donné que ses yeux sont verts-émeraude ou bleus-azur, je n'ose guère perfectionner mes coups d'oeuils tellement ça pétille dans ses prunelles dilatées, alors que les miennes ne sont que des vulgaires chataîgnes agoraphobes, je lui ai donc déja dit des kilos de sessions MSN-caca qu' elle mérite un meilleur cru. Et pas l'allégorie de l'insolence polymorphe dont je me rapproche modestement jusqu'aux quatrins.
Bon j'essaye quoi.....mais je panse donc je suinte.
Quand même.


-Moarf, c'est trop long pour être frais (bang bang! intrusion mentale écrabouillée, rectification: "c'est trop beau pour être vrai").


Puis l'autre jour, que j'ai déja oublié tellement je suis tyranisé par l'incohérence de ce monde perfide et cynique, elle m'a avoué qu'elle avait égarée son odeur, sa personnalité olfactive.
Comment vais-je faire à présent pour m'endormir sereinement sans avoir l'infime possibilté de matérialiser virtuellement cette caractéristique humaine qui m'est tellement chère? (quand ça sent plutôt bon quoi...mais en général les filles c'est des fleurs mimis non?).

Je suis ultralight ce soir, je flotte dans les épis du soleil granuleux...je vais même l'étouffer de ma présence, le contaminer, le pourrir, le bousiller avec mes mauvaises ondes éléctromagnétiques qui transonforment mon entourage immédiat en d'odieux mutants en pâte-à-modeler.

Bref elle est carpé-dimisiée à ras-bord, mais je sais que c'est éphémère, et qu'elle va rechuter bientot, dès que la crasse amorale va recommencer à choir instictivement dans son panorama défensif.
C'est pas juste......mais j'espère que cette mangue gaie va lui durer pour plusieurs bouchées consécutives.
Je le souhaite vraiment
De toute ma sueur.

 

 

Kouka.

 

29.06.2006

J'eu une vision

 

 

Google, le bruit des bulles

glouglouglou

amen; etc etc.

 

 

Kouka.

 

L'ingrate bohème

 

L'ingrate

quand elle sourit

le vent dans les cheveux 

en l'espace

de quelques secondes furtives et annihilantes

on voit le monde tout entier

regorgeant de beautés inédites

de spasmes éperdus

et de lucioles agonisantes

pour le meilleur

et pour le pire.

 

 

Kouka.

 

28.06.2006

Murmure moi encore


Amères, le bout de tes lèvres mornes

jadis, si pulpueuses, gonflées de passion.

je ne peux qu'éteindre mon cigare dans ce ciel chargé de poésie et de lumière, horizon d'apothéose à l'éclat divin

on véra bien mes membres, répandus dans le vertige d'un abîme sans histoire, sans exactitude

invisibles en somme, à l'instar de ma mélancolie, pourtant si ruisselante de noirceur coagulée

je t'attendrai, dans l'imprévisible mensonge qui ruinera nos vies...

(...mais, voilà qu'elle passe juste entre mes doigts)

ôh surnoise Mélodie..... je te tiens, tu ne t'en iras plus

dans mes fillets tu seras Reine!

 

 

Kouka.

 

Quand un désir piétine un désir

Tu sucras la lune
Et Lune sombra
Sans réserve aucune
Dans l'écueil de tes bras


Et Lune voulut partir
Dans la nuit incandescente
Loin de leur joie indécente
De l'échos sanglant du rire

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27.06.2006

Requiem pour un nez non endurci

 

 

Espace exigü, ascensseur nonchalant, micro-molécules fécales dans l'air délimité et rare, emmanation punitive qui condamne autrui à auto-suicider ses poummons, achevés par l'arrogance gazeuse qui peuple chaque centimètre cube de nourriture oxigénée assimilable, le coupable serre les fesses pour délimiter les dégats colatéraux, hélas il est trop tard, un cadavre indélébile souille désormais son C.V, attention les faillots sont perfides.

 

 

Kouka (victime bien entendu). 

 

26.06.2006

Conte

   C'étaient deux gamins sur une plage anthracite, comme noircie par l'amiante. La fille, pieds meurtris pour avoir trop batiffolé dans les bans de coraux acidulés, babillait tout en jetant joyeusement des poignées de sable sur le gâteau humide qu'ils tentaient d'édifier. Le garçon, tout absorbé dans la contemplation d'une bande de sirènes et d'oiseaux qui s'agitaient au loin, soupirait souvent, vaguement agacé par cette enfant bruyante et indocile qui se tenaient en face de lui. Les vagues , de temps à autres, venaient lécher les fondations de leur édifice qui s'émiettait lentement. Peu à peu, la fille se lassa. Elle se mit à geindre, car le sable et le sel avivaient ses plaies qui se refusaient à cicatriser. C'est avec méfiance qu'elle considérait à présent son compagnon de jeu et le flot de ses paroles se tarit peu à peu . À son tour elle se mit à soupirer. Soudain, d'un geste rageur, elle détruisit leur ridicule confection, fragile et bancale. Sans un mot, tous deux se séparèrent pour aller s'étendre sur le dos, pour savourer tout à la fois la distance qui les séparait désormais et la chaleur du  soleil. Mais à mesure que les nuages s'écartaient du disque pâle et hésitant, leurs doigts se rapprochaient. Bientôt entremêlées, leurs mains sûrent se signifier l'une à l'autre la nécessité de recommencer leur entreprise. La fille recommença le jeu en y mettant plus d'application bien qu'un rire incontrôlable secoua parfois son sérieux. Le garçon, quant à lui, semblait faire preuve de plus d'indulgence, disant parfois à sa partenaire : “Vois, c'est comme cela qu'il faut faire” et lui adressant souvent de larges sourires. 
    Soudain, le garçon dit : “Il faut ...”, il s'arrêta pour vérifier qu'il avait toute son attention, alors qu'un de ses rires l'avait prise et que son regard se perdait entre la presqu'île recouverte de corail déchiqueté et les jeux indolents des ondines. “Il faut,” poursuivit-il en haussant le ton “que tu m'apportes quelque chose”. Le regard de la fille se fit interrogateur et elle cessa de s'agiter. “Quelque chose d'utile.” précisa le garçon. Elle se leva alors, passa d'un geste familier ses doigts dans le cresson roux qui frangeait le front de son camarade et s'en fut en sautillant. Ses pieds, à vifs, la faisaient encore souffrir, mais la douleur était devenu tolérable, désormais.
    Ses pas la menèrent jusqu'à la hutte que ses parents avaient battis pour elle et qu'elle avait garni de toutes sortes de curiosités. “Quelque chose d'utile ...” murmura-t-elle, pensive “Et pourquoi pas ce cabanon ? Il m'a vue arrondir pour la première fois mes lèvres pour former des mots, il m'a vue me dresser sur mes jambes pour marcher. C'est un lieu familier et bon.”. Les bambous souples qui formaient les murs se mirent à gémir et les palmes qui recouvraient le toit à bruisser, comme pour lui dire : “Non. Vous n'avez pas achevé ce que vous avez commencé. Votre gâteau de sable n'est pas à l'abri des vagues jalouses ou des filles de l'eau insouciantes et cyniques. Lorsqu'il sera détruit, ton ami quittera nos murs définitivement et nous n'aurons plus qu'à devenir de pauvres morceaux de bois flotté qui iraient s'échouer sur des plages lointaines. Quant à toi, tu perdrais du même coup ta maison et ton bonheur.” La petite fille fut sensible a ces arguments et, avisant le petit carré d'azur que l'on voyait à travers la lucarne, soupira : “Ciel ! Si seulement tu pouvais me cèder ce petit morceau-là ! Il comprendrait en le contemplant que ses yeux ont un éclat plus intense encore.” Le ciel s'assombrit et se mit à gronder. Il semblait lui dire : “Ce cadeau ne lui appotera que vanité et orgueil. Il perdra l'envie de prendre ta main ou de t'accompagner dans tes jeux.” La fillette se détourna alors résolument de la lucarne et s'adressa au débris de corail pourpre qui ornait le mur. “Toi dont la beauté ne pourra que l'émouvoir. Accepte que je t'offre à lui.” Le morceau de corail tomba à terre et se brisa, comme pour lui signifier : “Je ne t'ai jamais détesté, mais tu sais que je peux te causer de la douleur. Si j'avais pu, j'aurais attenué mes asperités, ainsi que celles de tous mes semblables. Mais, je ne te veux aucun mal, et je ne veux plus que tu vienne te blesser à nos éclats tranchants. Alors soit sage, ne lui offre pas les instruments de tes souffrances”
    La fille délaissa alors ce lieu qui l'avait vu grandir et retourna sur la plage. Elle se mit à lancer des pierres plattes sur les oiseaux qui volaient en cercle autour d'elle. Trop de fois, on lui avait préféré ces animaux à plumes. L'un d'eux, heurté de plein fouet par l'un de ses projectiles, tomba à terre en tournoyant. Il n'avait pas été blessé, mais la pierre l'avait légérement assomé. Honteuse, elle le ranima et s'excusa. L'oiseau lui remit alors l'une de ses plumes : “Cela n'a rien d'utile. Mais cela lui montrera que tu as pardonné.” La jeune fille remercia l'oiseau et retourna auprès du garçon. 
    “Prend !” dit-elle en lui tendant la plume “Car si tu la gardes auprès de toi, tu te souviendra de moi à chaque vol d'oiseau.”. Elle se plaça ensuite au plus près de la mer et commença à ériger une muraille : “Voilà ce qui nous sera utile. Voilà ce qui protégera ce que nous avons construit.”. Et, lorsque la muraille fut terminée, elle creusa des douves pour contenir l'eau salée. Enfin, elle posa la dernière poignée de sable sur leur œuvre.  
    Ce que cette histoire ne raconte pas, c'est ce qu'il advint de ces deux êtres et de leur gâteau. Peut-être ont -ils quitté cette plage depuis longtemps, peut-être sont'ils encore là, à consolider la muraille, ou peut-être ont ils disparu dans le cabanon, pour se protéger du soleil nu.  
 
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Ce fut violent

 

On éventra la terre immense

soudain il ruissela des démons ôcres

et des chenilles crucifiées

affreux songe. 

 

 

Kouka.

 

25.06.2006

Rien à voir avec les hirsutes (faites pas chier SVP).

 

Mes cheveux tombent en grande pompe

on dirait une décapitation collective fastueuse

cela se passe quand je dors

on ne daigne même pas m'inviter à l'événement

comme si j'allais bousiller la fiesta capillaire

ils sont vaches ces poils

ils sont têtus aussi

-thé tu? (poule ma oui, avoir soif)

ça ne sert à rien de se plaindre

mes cheveux sont rebelles et chauvins

je vais devenir chauve comme un chauve quoi quoi quoi

quoi

quoi quoi quoi

couac kérouac

quoique,

bon j'arrête l'héroïne et la pisse de hamster

tout va s'arranger

tuba ohü,

ça doit être la canicule qui arrive

ça fauche les vieux et les poils dans une fiesta sanglante

bon je sais j'extrapôle comme dirait un pôle-extra

Nord, Sud, à poil ou pas

peu importe

vice et vers ça

je finirai par résoudre l'équation funeste

ça doit être du à une overdose de casquette gavroche

désormais 

je déambulerai dépouillé

de tout lambeau frivole

sur le crâne

en chantant à tue tête

ma tête mourra

mes chiens de cheveux avec

ma mère dansera le tango avec Barcelone

pendant ce temps, le siphon de la baignoire bouffera des supernovas

et moi dans le "para"

(l'ailleur)

je comptrai les nuages imbibés d'accord mineurs...

 

 

Rire jaune

larme magenta

étouffement-échymose.

 

 

Para-moi.

 

24.06.2006

Mûh

 

 

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J'ai fixé mon ambition:

 

Dealer de vertiges...

 

 

Para-moi.

 

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