11.09.2006
?
De boissons écœurantes
De boissons écœurantes
14:50 Publié dans Divagation Merkuréenne | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
07.09.2006
Little Cat 1
Griffe
moi
petit
chat
raye
l'hostilité
de
mon
inconstance.
19:55 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, kouka, chat
26.08.2006
Vilaine chez les croqueurs!
Vilaine ramène sa caroncule aux pays des constellés crispantes de respirations. Un Kouka entre les pattes d’une Libellule dada pour ne pas dire gaga. Le marchant de sable passe passe passera et Ploumploum de personne à personne l’agitée de A,G et l’alphabet bêta les ahuriront à la vitesse de la lumière c’est lurons affriandés par le blog des blogueurs.
Vilaine fille !!! en lice deviendra l’Abjecte bambine !!! , d’une liste de mots qui fera sur ces lisses lignes ordinant et celle qui visse vos yeux d’un vice pour que pisse ne parvienne à les masquer. L’aumône d’un conte pour le contentieux des momes mal et comtesses sans Ségur. L’astérisme de ce tout versera à un flot à sang les eaux , d’os d’une diablesse créant dicton non dicté. Absorbée l’encre sur pages virtuelles l’Abjecte bambine vous verra en l’espérant plus d’une fois.
:
:
Vilaine fille!!!
.
18:10 Publié dans l'Abjecte bambine!!! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vilaine, fille, croqueurs, poésie, mots, suc de palabres
18.08.2006
Confiture organique
Dans son lit de hasard
il voulait devenir
assassin de couleurs
[pour mieux les réinventer]
mais Verlain
rimait avec rien
alors il disparût
sans bruit de fond
siiiiiiiiiIII
enfin
la pluie froide de ses os
fracas nocturne mexicain
oeuil pourpre
larme désacordée
et Kouka
sourit
derrière ses doigts agiles
qui peignent l'aube
avec le sang visqueux
de sa victime naïve
kaboum!
_________________________________
Avec un peu d'imagination
l'impasse conduit vers l'infini.
Kouka.
07:15 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kouka, mort, nuit, folk song, poésie, dada
16.08.2006
Comète
Une comète est associale. Elle traverse le morceau de ciel qui vous apparait, et continue sa route vers d'autres lattitudes.
A. est une comète associale. Elle ne tient pas ses promesses : Elle déserte le Parti, chers camarades. Elle ne fera pas
On a beau avoir une lunette, on ne la verra qu'un instant.
On a beau avoir des mains assez agiles pour emprisonner des têtards, on ne peut pas attraper la comète, elle vous file , fourbe entre les doigts.
des bidouillages ridicules une seconde fois : L'envie était là, car l'envie était initiative. L'envie et le désir ne viennent
On la regarde fuir, nous gratifiant de quelques poussières opalescentes contre lesquelles on luttera au réveil.
Mais a-t-on rêver ?
pas sur commande. A. est menteuse. A. est parjure.Elle vous laisse ses écrits rabougris s'ils vous procurent encore
Il nous semble bien, pourtant, avoir fait un voeu les fesses humides de rosée.
Il nous semble bien que la comète , si constante, va exaucer nos souhaits intéressés, et se faire fidèle.
Quoi de plus simple en effet, que d'obliger l'étoile à repasser au dessus de notre parcelle chaque nuit, pour chaque nuit lui faire promettre que nous aurons pour nous l'amour et la gloire ?
quelque plaisir. Elle s'en va en catimini, réapparaîtra sûrement un jour. Une comète secoue sa longue chevelure, néglige
Alors on se retrouve au soir dans le jardin, la tête entre les camélias et les clématites.
le rappel et cours pour d'autres le temps que l'on oublie son existence.
Mais la comète ne reviendra pas. La comète est menteuse. La comète est parjure.
A. est une comète.
Veni, Vidi, Discessi.
Je suis une mouette. Non, ce n'est pas ça
03:22 Publié dans Vertiges d'Aakash | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
03.08.2006
Le ciel pleure
Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux.
Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des rayons-zigzag ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant
Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne], les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés:
crachats, pluie
regards, foudre
chute abîmée
coeur en distorsion...
Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.
Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre ouverte sur un océan orageux, qu'est la vie.
-What cabron?
-Ké la vie Kétanou...
-Oh yeah, Ameneuuuh!
Kouka.
00:45 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poésie, pluie, insolent, croqueurs, écriture, musique
29.07.2006
Treizième heure
Les sirènes grincent sous la varangue : accordons nos violons, violons donc cet accordéon aux accents écorchés de la guitare andalouse !
Dernier tango loin de Paris, une rose entre les dents, et il y aurait fort à parier que rien ici n'est gratuit : cela se lit quelque part entre les tatouages frémissants sur sa peau nerveuse et la lueur dans son oeil que seul un innocent croirait dûe aux néons de la boutique miteuse où s'effarent quelques mouches ivres.
Mais l’ivresse ne justifie pas certaines candeurs, car passés quelques degrés - c'est triste - on ne parle même plus de lubricité.
La tendresse geignarde de l’accordéon persiste à mes oreilles, mêlée de quelques voix sans noms à mettre dessus.
J'harangue la foule narquoise qui fuit dans l'ombre des bénitiers fleuris.
On attend minuit, parle bohême et utopie : on a pas de quoi finir le mois, mais il y a toujours cet ami que l'on a connu il y a quelques années, et qui pourrait
nous faire refuge.
Treizième heure.
Que tu as vieilli, mon bel ami. On sent le passé affleurer, avec ses effluves pestilentiels de larmes salées et d’envols bon marché.
C’est comme un chat un peu perché qui conterait des histoires trop vraies pour être gaies.
Non, pas vraiment une princesse, et je préfère voler autre chose que des coeurs : ces derniers sont des en-cas bien trop visqueux.
"Tabacco ! Spade Queen ! Fun Frog ."
Certains ont la chance d'oublier les visages, mais je suis de ceux qui se souviennent des nuits de rage.
On rit, on évite certains regards, on s'égare et l'on se quitte.
A la Lune.
Peut-être se reverra-t-on au hasard des nuits blanches.
22:22 Publié dans Vertiges d'Aakash | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Cieux Ignés
Les cieux ignés applaudissent à la gloire apocryphe de l’orchestre d’automates déjà rouillés.
Ô les flots purpurins zébrés d’un or fade que pleurent sans ambages les nuages qui s’amoncellent au-delà turpitudes mécaniques.
Et de cette fusion synesthésiaque se tavellent les parvis désertés, s’ocellent les rues abandonnées.
L’ovation rugit de mille mains fébriles clapotant dans la moiteur du caniveau.
Cieux ignés ! Flots purpurins !
Toute cette splendeur millénaire qui s’ôte de sa gangue pour purifier les visages sales et les langues qui se tendent vers les éclats précieux. Le reflet dans tes yeux des étincelles brûlantes se heurtant aux pavés où dansent nos pieds calleux sous les salves de la forge céleste.
C’est l’étreinte embrasée du bal des vagabonds dont les torses meurtris tournent en rondes tumultueuses. Derviches couronnés par les larmes de cinabre claquant contre le piano doré de leurs sourires épars.
Ne suis-je pas libre de signer du nom qui me semble être le mien pour quelques instants ?Cieux ignés Qui est assez grand pour décider que je m'appelle ainsi ou autrement ? Si je signe d'une croix,Salve dorée laissez-moi être analphabète,Flots purpurins si je signe bêtement, Derviches Couronnés laissez-moi être ce que je suis. Je n'aime pas la tyrannie. Et ceci en a le goût et l'odeur. Je n'aime pas qu'on m'impose, là où on encense le libre arbitre, des lois obsolètes proclamées par personne.Pianos édentés Ce sera la démocratie, ou cela ne sera pas.
19:31 Publié dans Vertiges d'Aakash | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : cieux, aakash, artaud
28.07.2006
Ouin ouin
-Woaf, fit le cousous.
Pis j'ai toujours des vers dans l'estomac-climat.
Kouka.
03:45 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : poésie, libre, dada, insolent, croqueurs, folk
26.07.2006
Kha
Que bonita la mañana
comiendose el precipicio!
Que puerquita tu pestaña
en las tripas del artificio!
----------------------------
Le nuage gronde
est affamé
nonchalant
La pluie tombe
est sucrée
dessinant
[des petits océans ou se perdent les oeufs multiples des moustiquesses carnivores]
-Venez me bouffer, mes bras, ma diagonale, pompez mon venin caustique
tic
hic.
-Desséchez moi, mes organes, ma verve, avant que l´heure exacte ME CONSUME
fume
dune.
Os qui craque
artère qui fuck
slaaaaaaak.
Kouka.
23:40 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, folk, croqueurs, étoiles, écriture, libre, musique
25.07.2006
Nuit épileptique
L'indien,
l'un
dit:
hein?
Voici
qu'une pluie
suffocante
de peyotls
épouse l'horizon
vague
et alambiqué
du bout de mes perceptions
je deviens
loup
tout d'un coup
pis,
une chouette
bien chouette
qui bouffe
des couleuvres
affolées
et
des couleurs
veuves
qui ont perdu
le pâle
reflet
de l'aube pudibonde.
Mon aorte
dessine
le mouvement
divin
mes sens
pensent
bruillament
dans le vide
absolu
et opaque
de la ville chaotique
.
.
shâ
un éclipse
poignardé
en plein
coeur
nu
cabron
l'asphalte
a un goût
nouveau
imbu
de démence
ruisselante
du ciel
alibi
Colibri
je t'aime
dans la nuit
de ta langue
vautour
ôhü
ra
rhô
bave
psyquédélique
de mots
ohöjâ
hîuz
zooñ
pouhâ
miuêl
nohômmwe di Dù
Aurore
part!
part!
Part!
[syncope, saint cop-ain]
bang!
kaboum!
retour aux claques
en vrac
cependant
jeu
me dilue
siïiiiïïÏÏÏÏÏ
...............bien
dans la poussière
moite
de ses cheveux
infinis
fini
in
encore
un jamais
de vide
à mastiquer
wôuy
gâe
rashô
pouhî
Aurore
part!
part!
part!
.
ABLATION
ABLATION
ABLATION [texte onéreux].
Kouka.
(photo prise par Kouka lors d'une répétition de danse, elle illustre un peu le côté épileptique du texte...)
02:10 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : insolent, verlaine, poésie, mexique, peyotl, folk, libre
19.07.2006
Trébuche
Je fume un paysage
un autre
puis de l'asphalte déliquescent
mes yeux
sont injectés d'étoiles piquantes
de temps à autres
un larme molle
ici
allá
de temps à autres
une envie persistante de me trancher les veines
sur un cactus inexistant qui se pâme
necessaire malgré tout
j'ai un besoin délétère de fuir
fuir la vie
la vie noire
la noire nuit
l'opaque cervelle
bernée par la facilité de mouvement des autres
fuir l'utopie acide qui me ronge
fuir la tension esthétique écrasante
fuir ces regards inquisiteurs
fuir le vent, la poussière fantôme
et trépasser lâchement
dans un silence fêlé
voir inconstant
un
ou pas.
Kouka.
03:40 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insolent, croqueurs, poésie
16.07.2006
Plume [old]
Plume. Mes lèvres s’arrondissent autour de ton nom et te transforment en Ploum. Ma langue s’enroule, butte sur ta majuscule et bégaie en trébuchant. ploumploum. Tambourin des gouttes de pluie sur le velux, papillon-plume clignotant, pas furtifs d’un petit enfant. ploumploum aux yeux clairs comme un fond d’absinthe et au regard sombre comme une jungle étouffante, ploumploum à la bouche pleine d’étoiles liquides. Plume-Ploum-ploumploum, délice à prononcer, délice à embrasser. ploumploum sème des miettes aux coins de sa bouche. ploumploum ne veut pas dormir. ploumploum s’endort dans la lumière rouge. ploumploum joue à la mer. La vague naît de la pointe de son pied, gonfle le long de son ventre et vient exploser dans sa bouche en un soupir salé. Puis, elle se retire, semant derrière elle les deux mignons petits coquillages de ses oreilles, une frange d’algues humides sur son front et des dessins souriants sur son visage-plage. ploumploum se réveille avec du sable dans les yeux. ploumploum peint ses lèvres en rouge pour faire la grande. ploumploum pleure pour qu’on la console.
17:05 Publié dans Divagations merkuréenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : merku, croqueurs, poésie
11.07.2006
Stratosphère
Edentée
la terre
roule
à l'instar
une impasse
centripète
puis
viennent
ces caniveaux
qui
couinnent
like
des
portes
avariées
ne cessant
de
forniquer
les passant
pressés
comme des oranges
mécaniques
tralala
et
là
haut
Vénus
éclate
en
une
myriade
de mozaïques
sidérales
coupant
les
petites
veines
des rétines
béates
usées
uZêh
et
mon bras
lance
des
aventures
inexplorables
au-delà
de la stratosphère
pyramide
oblique
à
l'état
gazeux
déversant
réverbérations
sans faim
ni abîmes
tout
pour le toux
entre autres hiboux
célestes
voir
crochus
aux plumes
épousant
ma chair
violée
par
l'inconstance
d'un
horizon
virulent
zhû
boing.
Kouka.
19:00 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : croqueurs, poésie, dada, folk, écriture, insolent, verlaine
09.07.2006
Recette vaudou [old]
Insérer les ingrédiens suivants dans un poulet vidé de ses boyaux.
15 flocons d'avoine glaçée fuyant la pesanteur
14 pets qui ne valent pas une carrotte de Paname
13 losanges en tissu collés sur ta tempe jaune
12 culottes en herbe qui accouchent du psyquédélique
11 insectes mortifiés par l'envie de sentir la fin du jouir
10 felins qui broutent dans un halo de coke
9 pneus ahuris qui encerclent tes cuisses frêles
8 nains amnésiques qui jonglent avec du confeti comestible
7 nymphes aux gestes profanes évoquant une flaque de désir
6 barbes à papa qui rafolent d'orgasmes en plastique flambé
5 soleil verts qui piétinent un trou flasque de chair
4 lentilles oniriques qui berçent un océan concave
3 tubes de pastèque qui valsent sous tes yeux ronds
2 langues fertiles qui frétillent de bonheur bon marché
1 bal exotique couleur camaïeu aux contours organiques.
Puis bien faire cuire à feu doux dans une grande marmite panoramixiène.
Kouka.
12:10 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : poésie, vaudou, croqueurs, dada, musique
08.07.2006
Rêve de baba coule sain
00:05 Publié dans Fragments de libellule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : lib, dada, poésie, photo, croqueurs, gitan
07.07.2006
Ebauche [old]
Dis-moi les fleurs écarlates
écloses sur ses joues d'enfant
dis-moi les mots qu'il frelate
ces tics qu'il sème à tout vent
Dis-moi sa désinvolture
et écoute la rhapsodie
amère d'une boursouflure
noyée de mélancolie
Un soir blème de lune absente
suffocant de mille naufrage
je devîns l'île phosphorescente
où il s'échoua sans amarrage
Il s'endormit dans les décombres
yeux nus, bouche indécente
vulnérable dans la pénombre
rouge des lendemains qui hantent
17:30 Publié dans Divagations merkuréenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, merkantulipe, croqueurs, folk
06.07.2006
Sacrés échymoses, et tempête.
Dehors dans le bunker populaire
des pirouettes acides
virevoltent dans tous les sens
ça gicle du cri aigu
et des missiles alcoolisés
baveux
moi indifférent
je stagne en mode introspectif
je cherche une voix
une fée-dragon
un soupir diatonique
en osmose avec les vibrations de la jungle Lacandone elle même
mais je bute
je trébuche avec les miettes de cils
qui jonchent le sol-eil
je me cogne contre les parures des nuages
diaboliques
éléctriques
toujours à l'affût du moindre bout métalique
pour vomir lumières,
éclaboussements cinglants
aux reflets périlleux
derrière cette fenêtre béante
ouverte sur un néant en perspective
qui s'enfonce dans l'horizon-chorizo sans limites,
si enfin, les fesses
des monts et de vallons
les mains des peintres
épileptiques
L'homme qui buvait la pluie
en bruit de fond
comme un teint sonore folky
qui coule sur mon fasciès ahuri
embourbé de lumière intermittente
zizaguant-serpent-nocturne
fffffffffffffuiiiiiiiiirrrrrrrrr
dans les recoins de ma piaule poisseuse
ffffffffffffuiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrr
et les iris d'Améliku,
comme des petites flammes vacilantes,
qui sont toujours là
braqués sur mon incertitude,
tableau qui penche
mémoire qui ne flanche
pan!
ou sont les limites du sacrifice?
ou sont les hermites du pastis?
patati patata
l'ourson coagulé couine onomatopéiquement
mon ourson
le miens le vrai
ce bon vieux camarade mordu par mes dents
et celle du temps mangeur d'hommes,
semble fidel à son poste
alibi dans un procès pro-mélancolique à l'eau d'aurore
là
juste
entre ma côte Ouest
et la porte qui se dérobe
à l'heure ou les fantômes
murmurent
le cynisme
d'une mélodie incomprise...
Prisme
spectral
dans ma colonne vertébrale
vice et vers ça
toujours.
Kouka.
15:50 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésié, kouka, croqueurs, dada, folk
05.07.2006
Kaboum!
Bouteille-nausée
squelette russe
rôt de puce
enivrée.
Kouka.
17:30 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, insolent, verlaine, croqueurs, gitans
Passé poisseux [old]
Les attaches du toit
Que ces éternelles retrouvailles tassent
De désarroi
Sur la paroi
Et que nos yeux ne ressassent
Les feux grivois
Des mots étroits
L’éternelle ardeur brise-glace
De nos ébats
Et dans l’aphasie vorace
L’effroi sournois
Suggère de faire volte-face
Cahin-caha
Au fond des rince-doigts
Et le dégoût infiltre les crevasses
De nos émois
Tu lâches dans le tohu-bohu du postface
Un alinéa
Un allumoir que je ramasse
En mon carquois
Rentre chez toi
Avant que la déraison coriace
Comme de la poix
Ne vienne vagir sous nos terrasses
Encore une fois
Embourbée dans les traces tenaces
D’autrefois —pouah !
14:20 Publié dans Divagations merkuréenne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : merkantulipe, poésie, dada, croqueurs, folk, contes
Les aventure de Patricia N. Froggy-Ribbit-Ribbit
Patricia Froggy-ribbit-ribbit pensait à l’Antarctique. Ça la prenait souvent en fait. Le soir surtout. Quand elle n’entendait plus le bruit des machines à écrire, quand elle se trouvait seule face à son papier-peint Art-Nouveau et sa copie des Nymphéas dans son petit vingt mètres si désespérément carré. Elle aurait bien aimé ressembler à "Ma sorcière bien aimée", où à n’importe quelle autre héroïne de son temps —Madame Pierrafeu ou Betty Boop par exemple. Mais bon, en ce moment elle ne pensait pas à ce qu’elle voulait être, elle pensait à l’Antarctique et à tout son folklore de neige, de glace, à perte de vue. Elle venait d’exister, dix lignes plus haut sur une feuille format A4, Police Times, Taille 12, alignement justifié …onze lignes maintenant. Elle avait un poisson rouge nommé Wanda, elle l’avait vu naître. Dans son enfance, elle avait peut-être habité le Connecticut ou l’Australie, elle ne savait pas très bien, elle aurait bien aimé être née en Sibérie, en Alaska, au Groenland, bref, n’importe où qui ressemble un tant soit peu à l’Antarctique. Elle avait un joli miroir. Elle aimait bien se regarder et réciter à voix haute :— J’aime bien ma silhouette liane, ma poitrine généreuse et mes yeux bleus. Ma peau cuivrée trahit mes origines italiennes mais j’ai été élevée ici, à Londres. Mes cheveux sont « blond-vénitien » normal pour une italienne. Je ne suis qu’une simple dactylo. Je me sens laide, oh tellement laide, ma vie est ratée, je cherche l’amour, j’ai envie d’être en Antarctique, enveloppée dans une peau d’ours blanc. Mon patron conduit une Jaguar vert-émeraude, il est brun, grand, avec une mâchoire carrée, un visage dur mais des yeux incroyablement clairs. Il est sortit avec toutes mes collègues. C’est sûr il va me faire des avances. Je ne suis pas amoureuse de lui. Pourtant, c’est vrai il me trouble. Sa Jaguar verte se reflète dans ses yeux clairs. Sa mâchoire suggère un caractère puissant, il doit être Taureau, comme Wanda.
Elle s’approche encore du miroir. Elle tient un tube de rouge à lèvre dans sa main, sa couleur met en valeur ses lèvres pulpeuses, un peu comme celle de cette actrice française, B. B. qui s’est mariée avec un ________ , celle qui a montré ses fesses dans Le Mépris. Elle marque ANTARCTIQUE. Elle répète le mot plusieurs fois. Mais de toute façon ça ne va pas. Elle ferme les yeux, imagine un appareil photo magique.
CLIC CLIC CLIC TE VOILÀ EN ANTARCTIQUE.
Elle aime bien les appareils photo avec des gros objectifs. Elle aime bien aussi les panneaux lumineux dans le métro. On appuie sur un bouton, n’importe quelle station, et le trajet s’allume. Elle aime bien aussi Pete Doherty, même si elle milite contre la drogue. Sa sœur prenait de la drogue. Maintenant elle est … (elle hésite, elle a l’embarras du choix, un peu comme au super-marché) … à l’hôpital psychiatrique. Sa mère prenait de la drogue. Elle est ... (hésitation) … morte d’overdose. Son père prenait de la drogue. Il a … (un temps) … fait le coup de Jimmy Hendrix, sauf qu’il ne savait pas jouer de la guitare avec les dents, alors forcément, c’était moins classe. Non. En fait elle était fille unique, en fait son père ne l’avait jamais reconnue, et sa mère était toujours vivante, au fin fond de l’Oklahoma, avec une permanente ratée et des robes vulgaires en tissu synthétique, tout les samedis, son esthéticienne venait lui enlever les poils des oreilles. Non, c’était encore pire. Elle avait été fabriquée en laboratoire. Ses parents étaient deux chromosomes made in éprouvettes, il s’appelaient X et Y. Elle éclata en sanglot.
— NOOOON !
Il fallait qu’elle se remette les idées en place. Si elle continuait, elle allait devenir schizophrène, ou pire, célibataire.
— L'anomie (du grec an- : absence de, et nomos : nom, loi, ordre, structure) est l'état d'une société caractérisée par une désintégration des normes qui règlent la conduite des hommes et assurent l'ordre social. L’anomie c’est le chaos social. Je doit être une anomie. Est-ce qu’on peut dire je suis une anomie ? Non, on doit dire anome, comme dans mélanome. Je suis une anome. Je suis un électron bombardé de protons. IL FAUT QUE J’AILLE TRAVAILLER. Sinon, sinon je deviendrais une anome. Et je ne pourrais jamais m’asseoir dans la Jaguar vert-émeraude de mon patron et résister à son charme irrésistible.
Elle met son tailleur qui met en valeur sa silhouette liane de femme volontaire, dynamique. Elle va montrer à son patron qu’elle est la meilleure dactylo de toute l’entreprise. Elle va être promue dactylo en chef. Les tabloïds vont lui consacrer une page entière. Tout le monde se l’arrachera, on clouera une Remington sur sa tombe. Et un câble d’alimentation sortira de sa pierre tombale, et il plongera dans celle de son futur-mari. Et on leur consacrera des films : TRISTAN ET ISEULT RELOADED.
Quelqu’un sonne à la porte. Il était temps. Elle étouffe dans son vingt mètres si désespérément carré. C’est le paumé. Vous savez, ce garçon efflanqué aux os légèrement proéminents. Avec des boucles mordorées et des yeux noirs. Il a trouvé un chat dans la rue. C’est ce qu’il fait tout les jours. Et il cherche quelqu’un pour adopter le chat. Il en profite pour se faire adopter. Patricia se sent seule, au bord du célibat, alors elle l’héberge. Il joue de l’harmonica en dessous d’une potence et s’en va dans le soleil couchant du Far West en chantant Poor lonesome cowboy. Mais il n’a pas de cheval, il fait comme les Monthy Pythons, avec des noix de cocos. Il se présente après. Vladimir avec un W. Il vient d’Europe de l’est. Quand elle était petite, sa mère, Anna Markovna, allumait des bougies sous la photo de Staline. Et puis il aime bien les chats. Il est allé s’enchaîner à des poubelles comme les gens de Greenpeace pour protéger les chats errants. Le chat s’appèle Gricha Wladimirovitch, parce que W. le considère comme son propre fils. Patricia s’interroge sur la grammaire russe. Peut-on donner un patronyme à un animal ? Patricia accueille Gricha Wladimirovitch et lui fait de la bonne goulasch, pour ne pas le dépayser. Ensuite, elle voudrait prendre le S-Bahn de Berlin et elle ira à Alexander Platz parce que c’est le milieu de Berlin et que c’est moche, gris, déprimant ou alors, elle voudrait être en Antarctique. En fait, Vladimir s’écrit avec un W comme West, de Far West, mais il est plutôt moujik que cow-boy.
Il faut qu’elle se reprenne. Si elle continue, elle va devenir morne, ou pire, l’héroïne d’un film d’art et d’essai. Il faut qu’elle se concentre sur son métier de dactylo. Sur son patron qui va bientôt commencer à lui faire des avances qu’elle devra refuser avant de succomber au charmes du double pot d’échappement de sa Jaguar vert-émeraude.
On sonne à sa porte. Vladimir avec un W est torse nu dans la salle de bain. Il joue avec un canard en plastique jaune qui flotte dans une baignoire pleine d’eau chaude, à quarante degré Celsius ce qui fait en Farenheit …Gricha Wladimirovitch vient se frotter contre sa jambe. Elle frissonne. Il faut qu’elle aille ouvrir.
— Bonjour.
C’est son patron, Clark-Brian-Zane-Kyle Amberane. Elle fait semblant d’hésiter à le laisser entre.
— J’aime bien votre silhouette liane, commence-t-il, votre poitrine généreuse et vos yeux bleus. Votre peau cuivrée trahit vos origines italiennes mais on sent que vous avez été élevée ici, à Londres. Vos cheveux sont « blond-vénitien » normal pour une italienne. Vous n’êtes qu’une simple dactylo. Mais vous êtes belle, oh si belle, vous pensez que votre vie est ratée, vous cherchez l’amour, vous pensez trop souvent à l’Antarctique, c’est malsain. Je conduis une Jaguar vert-émeraude, je suis brun, grand, avec une mâchoire carrée, un visage dur mais des yeux incroyablement clairs. Je suis sorti avec toutes vos collègues. Vous dites ne pas être amoureuse de moi. Pourtant, c’est vrai je vous trouble. Ma Jaguar verte se reflète dans mes yeux clairs. Ma mâchoire suggère un caractère puissant, et en effet, je suis né sous le signe du Taureau, comme votre poisson, Wanda.
Patricia tourne la tête vers le bocal. Gricha Wladimirovitch regarde le poisson tourner.
— Vous aimez bien les chats ?
Nerveuse, elle répond :
— En lituanien, Patrica ça veut dire amie des chats, elle prend bien soin de rouler les r, Wladimir déteint sur elle, même dans ses accès de mythomanie.
— Patricia Frogy-ribbit-ribbit, vous êtes une femme fascinante, votre nom m’évoque la voix rauque des crapaud dans le soleil couchant. Un peu comme ma Jaguar vert-émeraude.
Patricia referme la porte.
— Appelez-moi Pat crie-t-elle à travers la paroi blindée.
Elle va dans la salle de bain, ou W. chante une chanson sur l’Antarctique. Il s’est mis dans le bain maintenant. Et son pantalon de pyjama en flanelle grise flotte autour de lui. Elle le rejoint. Son tailleur ne supporte pas l’eau, sa permanente non-plus, tant pis.
— Pourquoi sommes-nous à Londres alors que j’ai des origines italienne et que vous venez de l’Europe de l’Est ?
W. ne répond pas tout de suite. Il regarde les ronds dans l’eau. Cette expression est apoétique en un sens, mais ils s’en fichent l’un comme l’autre. La poésie ce n’est pas une hyperbole, la poésie c’est pouvoir écrire rond dans un poème, sans se sentir malade après.
— Peut-être, dit-il, que c’est le seul moyen de s’enfuir de la caverne.
Il chante sa chanson sur l’Antarctique, elle se débarrasse de ses vêtements.
— On ira tous en Antarctique, dit-elle.
— 3,1415926535, renchérit-il.
— Le nombre π, c’est comme la Vérité. C’est presque une idée, au sens platonicien du terme, une idée pure …
— … absconse (yeah). Oui, tu as raison, on suppose l’infinité chiffres qui suivent cette virgule, on peut en trouver beaucoup, mais on ne le saisira jamais entièrement. D’ailleurs, c’est un entier irrationnel. Le réel est-il rationnel ?
— Je me sens dans un état bizarre.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
— Je voudrais être en Antarctique.
— Je te comprend. Moi aussi, ça me manque souvent, plus que mes Carpates natales.
— J’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.
Elle reprend la savonnette, elle la laisse fondre et trace avec le bout qui reste des lettres décousues sur les carreaux de la salle de bain.
B E G O N E V I L E I N SE CT
[miroir] M A D A Y HT E B O T THG OU I
En bas, elle trace : M. SHELLEY et en dessous : ANTARCTIQUE
— Pourquoi tu aimes les miroir ?
— Parce que je m’appelle Patricia N. Froggy-ribbit-ribbit.
— N pour Narcisse ?
— Oui, mon ancêtre était la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, elle s’est noyée dans son reflet.
— Je croyais que tu étais une fille de chromosome …
— Je suis une fille de chromosome de grenouille.
— Génétiquement modifiés, non ?
— Sinon je coasserais.
— Essayons autre chose.
Il l’embrassa. Rien. Elle ne pris pas la forme de ses glorieux ancêtres.
— Ribbit-ribbit, minauda-t-elle.
Il l’embrassa à nouveau. Sa bouche avait le goût de l’odeur qu’on ajoute au gaz de cuisine, pas désagréable au fond. Il la voyait bien petite fille, avec des tresses blondes et des chaussures orthopédiques, comme dans les vieille réclames pour le chocolat Suchard.
— Elle était brune, fit remarquer Patricia.
— Qui ça ?
— La fille du chocolat Suchard.
— Mais je n'ai pas ...
— Tu l’as pensé, non ?
Il hoche la tête.
— Maintenant, à ton tour de me dire ton nom entier, dit-elle.
— Vladimir avec un W Odysseusovitch Sans-titre.
— Comme … Sans-titre ?
— Au menton céruléen, oui.
— Je ne m’attendais pas à de l’intertextualité. Comment … ?
Il élude la question.
— Il y a une brèche dans le carreau.
— Impossible.
— Ça signifie que ?
— Peut-être.
— Et si le Monde était amené à disparaître après ça ?
— Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt.
— Dans ce cas … après toi.
La brèche s’agrandit, on pu sentir des effluves d’Antarctique, de désert glacé, d’enfer glacé. Il s’y engouffre le premier. Elle le suit. Plus rien. Ils sont passé de l’autre côté du carreau. Ils se sont échappés de la caverne. Les lettres de savons scintillent dans l’obscurité, quelqu’un a éteint les lumière avant de partir.
BEGONE VILE INSECT ! … BE GONE EVIL E IN SECT/BEG ONE VILE INSECT
I OUGHT TO BE THY ADAM …et plus bas en petite lettres : I am rather the fallen angelMais il fait froid en Antarctique a dis Lucifer (≠Satan).
12:40 Publié dans Divagations merkuréenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : merkantulipe, poésie, dada, croqueurs, folk, contes
02.07.2006
Beurk [ancien]
Ce matin funeste de 1946, alors que je nez-té-toujours-panné-tsé, enfin ma grande mère avait un long nez et mon grand père aussi d'ailleurs, bon en tout cas, ce jour précis, voir méditerranéen, j'ai découvert avec stupéfiants, hhheuuu avec stupéfaction, la présence non souhaitable, d'un poil pubien dans ma purée bien trop salée, servie avec fidelité par la grosse moustachue du self. Du coup, en épousant des yeux globuleux de poissoin, j'ai zigzagé entre l'envie de gerber en vrac mon contenu stomacal et celle de lancer le début d'une insurrection de conconbres dont j'aurais été le lider vaillant. Aussitôt l'affaire réglée (après plusieurs péripéties invisibles), puis mesurée par les compas de mes camarades, on a stagné dans une atmosphère de gélatine au rabais, miam maim, nous demandant quelles étapes subissaient nos aliments préfafriqués avant d'arriver tout raides et froids sur nos plats de pacotille. Il est évident qu'on ne le saura jamais, c'est un secret bien trop gardé, dans un coffre-fort over blindé, dont les les uniques sentinelles sont des rats de vaudeville. Si un jour vous découvrez un intru touffu, dans l'embrouillamini alimentaire de votre assiette, il est fort probable, que les cuisiniers s'envoient en l'air, pendant qu'ils font mijoter les croquettes pour teenagers. Nul ne le saura jamais. Alors autant fantasmer à grosse louches d'imaginaire crade. Cela ne fait point de mal, au contraire vous saurez d'ou émane votre gastro d'une certaine façon...
Alors, sans transition, moi je vous dis, et si on recyclait nos flatulences pour faire marcher plus longtemps les cuisinières? Et pour élargir l'horizon d'attente, avez vous déjà cuisiné des steaks de cactus avec du gaz humain?
Sincèrement votre, mais toujours fidel à ma folie.
Kouka.
17:20 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, insolent, verlaine, croqueurs, gitans
01.07.2006
Moarf
Rien à footre du foutre de ces milliardaires qui bouffent du gazon lucratif.
Kouka.
16:05 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, insolent, folk, musique
30.06.2006
Ex-Cerise [Ancien].
Cette fille transparente, malgré sa folie bien explicitement ravitaillée en permanence, arrive à transpercer l'opacité blindée qui bouche les artères diformes de mon coeur version acide. C'est incroyable, jusqu'à l'os des évènements, comment cela peut méthamorphoser une vie de chien metalique, en zombi affranchi des exigéances mal qualibrées et oppressantes du temps.Même mes pores en restent dilatés par la force du tourbillon qui souffle sur ma tête de girouette extravagante. Pourtant, en tant qu'anarchiste serein en intérime, je me dis mécaniquement, à chaque seconde qui explose devant mes narines, que ce ne peut être qu'une illusion réalisable
une mirage concret
un circuit parfait
un tremplin sentimental qui booste le moral
en somme, de racine carrée et cubique par ailleurs.....slaaaaaaaaaaaaaaaaaak.
Mort(a)(l)été: carpe diem........Mais je reste toujours un coyote solitaire et affamé.
[Tiens tiens du Marley acoustique bootléguisé sur "France Inter"......cette radio perverse ne cesse de me surprendre...]
Etant donné que ses yeux sont verts-émeraude ou bleus-azur, je n'ose guère perfectionner mes coups d'oeuils tellement ça pétille dans ses prunelles dilatées, alors que les miennes ne sont que des vulgaires chataîgnes agoraphobes, je lui ai donc déja dit des kilos de sessions MSN-caca qu' elle mérite un meilleur cru. Et pas l'allégorie de l'insolence polymorphe dont je me rapproche modestement jusqu'aux quatrins.
Bon j'essaye quoi.....mais je panse donc je suinte.
Quand même.
-Moarf, c'est trop long pour être frais (bang bang! intrusion mentale écrabouillée, rectification: "c'est trop beau pour être vrai").
Puis l'autre jour, que j'ai déja oublié tellement je suis tyranisé par l'incohérence de ce monde perfide et cynique, elle m'a avoué qu'elle avait égarée son odeur, sa personnalité olfactive.
Comment vais-je faire à présent pour m'endormir sereinement sans avoir l'infime possibilté de matérialiser virtuellement cette caractéristique humaine qui m'est tellement chère? (quand ça sent plutôt bon quoi...mais en général les filles c'est des fleurs mimis non?).
Je suis ultralight ce soir, je flotte dans les épis du soleil granuleux...je vais même l'étouffer de ma présence, le contaminer, le pourrir, le bousiller avec mes mauvaises ondes éléctromagnétiques qui transonforment mon entourage immédiat en d'odieux mutants en pâte-à-modeler.
Bref elle est carpé-dimisiée à ras-bord, mais je sais que c'est éphémère, et qu'elle va rechuter bientot, dès que la crasse amorale va recommencer à choir instictivement dans son panorama défensif.
C'est pas juste......mais j'espère que cette mangue gaie va lui durer pour plusieurs bouchées consécutives.
Je le souhaite vraiment
De toute ma sueur.
Kouka.
19:55 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, kouka, nicoya, croqueurs, folk
29.06.2006
J'eu une vision
Google, le bruit des bulles
glouglouglou
amen; etc etc.
Kouka.
16:05 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : insolent, verlaine, caca, bidon
L'ingrate bohème
L'ingrate
quand elle sourit
le vent dans les cheveux
en l'espace
de quelques secondes furtives et annihilantes
on voit le monde tout entier
regorgeant de beautés inédites
de spasmes éperdus
et de lucioles agonisantes
pour le meilleur
et pour le pire.
Kouka.
15:25 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, dada, croqueurs, néant
28.06.2006
Murmure moi encore
Amères, le bout de tes lèvres mornes
jadis, si pulpueuses, gonflées de passion.
je ne peux qu'éteindre mon cigare dans ce ciel chargé de poésie et de lumière, horizon d'apothéose à l'éclat divin
on véra bien mes membres, répandus dans le vertige d'un abîme sans histoire, sans exactitude
invisibles en somme, à l'instar de ma mélancolie, pourtant si ruisselante de noirceur coagulée
je t'attendrai, dans l'imprévisible mensonge qui ruinera nos vies...
(...mais, voilà qu'elle passe juste entre mes doigts)
ôh surnoise Mélodie..... je te tiens, tu ne t'en iras plus
dans mes fillets tu seras Reine!
Kouka.
18:25 Publié dans Fracas fêlé de Nicoya | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, insolent, verlaine, dada, folk, néant, liberté












