11.09.2006

?

Sous le ciel poisseux
poisseux
poisseux
et infâme
Il y a l'espoir
l'espoir
l'espoir
qui nous affame
Et l'alcool
l'alcool
l'alcool
qui nous enflamme
Allez! Buvons
buvons
buvons
à en rendre l'âme
 
Entre deux goulées
De boissons écœurantes
Sentir venir les coulées 
D'étoiles suffocantes
 
 
 
Nos vertiges bourrés
bourrés
bourrés
au volant
Pelotes de folie
de folie
de folie
sans mélange
Sur les ailes
sur les ailes
sur les ailes
d'un cerf-volant
Nous irons
Nous irons
Nous irons
défroquer les anges
 
 
Mais ce soir clown triste
Je suis le verre en crue
J'ai l'estomac qui twiste
Et les boyaux qui ruent
 
 
 
Anis, menthol
 menthol
 menthol
et vin caillé
Paupières en berne
en berne
en berne
et yeux voilés
Liqueur dans mes veines
mes veines
mes veines
saturées
Gueule de bois
gueule de bois
gueule de bois
et cœur plombé
  
J'ai le diffuseur d'effusion
Qui crache à l'infini
Ma nausée en infusion
Abject dégueulis
 
 
 
Entre deux goulées
De boissons écœurantes
Sentir s'enfuir les coulées 
D'étoiles suffocantes
 
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07.09.2006

Little Cat 1

 

Griffe

moi

petit

chat

raye

l'hostilité

de

mon

inconstance.

 

26.08.2006

Vilaine chez les croqueurs!

 

Vilaine ramène sa caroncule aux pays des constellés crispantes de respirations. Un Kouka entre les pattes d’une Libellule dada pour ne pas dire gaga. Le marchant de sable passe passe passera et Ploumploum de personne à personne l’agitée de A,G et l’alphabet bêta les ahuriront à la vitesse de la lumière c’est lurons  affriandés par le blog des blogueurs.

 

Vilaine fille !!! en lice deviendra l’Abjecte bambine !!! , d’une  liste de mots qui fera sur ces lisses lignes ordinant et celle qui visse vos yeux d’un vice pour que pisse ne parvienne à les masquer. L’aumône d’un conte pour le contentieux des momes  mal et comtesses sans Ségur. L’astérisme de ce tout versera à un flot à sang les eaux , d’os d’une diablesse créant  dicton non dicté. Absorbée l’encre sur pages virtuelles l’Abjecte bambine vous verra en l’espérant plus d’une fois.

 :

 :

Vilaine fille!!!

.

18.08.2006

Confiture organique

 

Dans son lit de hasard

il voulait devenir 

assassin de couleurs

[pour mieux les réinventer]

mais Verlain

rimait avec rien

alors il disparût

sans bruit de fond

siiiiiiiiiIII

enfin

la pluie froide de ses os

fracas nocturne mexicain

oeuil pourpre

larme désacordée

et Kouka

sourit

derrière ses doigts agiles

qui peignent l'aube

avec le sang visqueux

de sa victime naïve

kaboum!

 

_________________________________

Avec un peu d'imagination 

l'impasse conduit vers l'infini.

 

 

Kouka.

 

16.08.2006

Comète

Une comète est associale. Elle traverse le morceau de ciel qui vous apparait, et continue sa route vers d'autres lattitudes.

A. est une comète associale. Elle ne tient pas ses promesses : Elle déserte le Parti, chers camarades. Elle ne fera pas

On a beau avoir une lunette, on ne la verra qu'un instant.

On a beau avoir des mains assez agiles pour emprisonner des têtards, on ne peut pas attraper la comète, elle vous file , fourbe entre les doigts.

 des bidouillages ridicules une seconde fois : L'envie était là, car l'envie était initiative. L'envie et le désir ne viennent

On la regarde fuir,  nous gratifiant de quelques poussières opalescentes contre lesquelles on luttera au réveil.

Mais a-t-on rêver ?

pas sur commande. A. est menteuse. A. est parjure.Elle vous laisse ses écrits rabougris s'ils vous procurent encore

Il nous semble bien, pourtant, avoir fait un voeu les fesses humides de rosée.

Il nous semble bien que la comète , si constante, va exaucer nos souhaits intéressés, et se faire fidèle.

 

Quoi de plus simple en effet, que d'obliger l'étoile à repasser au dessus de notre parcelle chaque nuit, pour chaque nuit lui faire promettre que nous aurons pour nous l'amour et la gloire ?

quelque plaisir. Elle s'en va en catimini, réapparaîtra sûrement un jour. Une comète secoue sa longue chevelure, néglige

Alors on se retrouve au soir dans le jardin, la tête entre les camélias et les clématites.

le rappel et cours pour d'autres le temps que l'on oublie son existence.

Mais la comète ne reviendra pas. La comète est menteuse. La comète est parjure.

A. est une comète.

Veni, Vidi, Discessi.

Je suis une mouette. Non, ce n'est pas ça

03.08.2006

Le ciel pleure

 

Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux.

Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des rayons-zigzag ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant

Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne], les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés:

crachats, pluie

regards, foudre

chute abîmée

coeur en distorsion...

 

Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.

 

Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre ouverte sur un océan orageux, qu'est la vie.

 

-What cabron?

-Ké la vie Kétanou...

-Oh yeah, Ameneuuuh!

 

 

Kouka.

 

29.07.2006

Treizième heure

Les sirènes grincent sous la varangue : accordons nos violons, violons donc cet accordéon aux accents écorchés de la guitare andalouse !

Dernier tango loin de Paris, une rose entre les dents, et il y aurait fort à parier que rien ici n'est gratuit : cela se lit quelque part entre les tatouages frémissants sur sa peau nerveuse et la lueur dans son oeil que seul un innocent croirait dûe aux néons de la boutique miteuse où s'effarent quelques mouches ivres.

Mais l’ivresse ne justifie pas certaines candeurs, car passés quelques degrés - c'est triste - on ne parle même plus de lubricité.

La tendresse geignarde de l’accordéon persiste à mes oreilles, mêlée de quelques voix sans noms à mettre dessus.

J'harangue la foule narquoise qui fuit dans l'ombre des bénitiers fleuris.

On attend minuit, parle bohême et utopie : on a pas de quoi finir le mois, mais il y a toujours cet ami que l'on a connu il y a quelques années, et qui pourrait
nous faire refuge.

Treizième heure.

Que tu as vieilli, mon bel ami. On sent le passé affleurer, avec ses effluves pestilentiels de larmes salées et d’envols bon marché.
C’est comme un chat un peu perché qui conterait des histoires trop vraies pour être gaies.

Non, pas vraiment une princesse, et je préfère voler autre chose que des coeurs : ces derniers sont des en-cas bien trop visqueux.

"Tabacco ! Spade Queen ! Fun Frog ."

Certains ont la chance d'oublier les visages, mais je suis de ceux qui se souviennent des nuits de rage.

On rit, on évite certains regards, on s'égare et l'on se quitte.

A la Lune.

Peut-être se reverra-t-on au hasard des nuits blanches.

Cieux Ignés

 

 

 

 

Les cieux ignés applaudissent à la gloire apocryphe de l’orchestre d’automates déjà rouillés.

Ô les flots purpurins zébrés d’un or fade que pleurent sans ambages les nuages qui s’amoncellent au-delà turpitudes mécaniques. 

 

 

Et de cette fusion synesthésiaque se tavellent les parvis désertés, s’ocellent les rues abandonnées.

 

L’ovation rugit de mille mains fébriles clapotant dans la moiteur du caniveau.
 

Cieux ignés ! Flots purpurins !

Toute cette splendeur millénaire qui s’ôte de sa gangue pour purifier les visages sales et les langues qui se tendent vers les éclats précieux. Le reflet dans tes yeux des étincelles brûlantes se heurtant aux pavés où dansent nos pieds calleux sous les salves de la forge céleste.

 

C’est l’étreinte embrasée du bal des vagabonds dont les torses meurtris tournent en rondes tumultueuses. Derviches couronnés par les larmes de cinabre claquant contre le piano doré de leurs sourires épars.

 

 

Ne suis-je pas libre de signer du nom qui me semble être le mien pour quelques instants ?Cieux ignés Qui est assez grand pour décider que je m'appelle ainsi ou autrement ? Si je signe d'une croix,Salve dorée laissez-moi être analphabète,Flots purpurins si je signe bêtement, Derviches Couronnés laissez-moi être ce que je suis. Je n'aime pas la tyrannie. Et ceci en a le goût et l'odeur. Je n'aime pas qu'on m'impose, là où on encense le libre arbitre, des lois obsolètes proclamées par personne.Pianos édentés Ce sera la démocratie, ou cela ne sera pas.

28.07.2006

Ouin ouin

 

-Woaf, fit le cousous.

 

Pis j'ai toujours des vers dans l'estomac-climat.

 

 

Kouka.

 

26.07.2006

Kha


Que bonita la mañana

comiendose el precipicio!

Que puerquita tu pestaña

en las tripas del artificio!

 

----------------------------

 

Le nuage gronde

est affamé

nonchalant

La pluie tombe

est sucrée 

dessinant

[des petits océans ou se perdent les oeufs multiples des moustiquesses carnivores]

 -Venez me bouffer, mes bras, ma diagonale, pompez mon venin caustique

tic

hic.

-Desséchez moi, mes organes, ma verve, avant que l´heure exacte ME CONSUME

fume

dune.

 

 

Os qui craque

artère qui fuck

slaaaaaaak.

 

 

Kouka.

 

25.07.2006

Nuit épileptique

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L'indien,

l'un

dit:

hein?

 

Voici

qu'une pluie

suffocante

de peyotls

épouse l'horizon

vague

et alambiqué

du bout de mes perceptions

je deviens

loup

tout d'un coup

pis,

une chouette

bien chouette

qui bouffe

des couleuvres

affolées

et

des couleurs

veuves

qui ont perdu

le pâle

reflet

de l'aube pudibonde.

 

Mon aorte

dessine

le mouvement

divin

mes sens

pensent

bruillament

dans le vide

absolu

et opaque

de la ville chaotique

.

.

shâ

un éclipse

poignardé

en plein

coeur

nu

cabron

l'asphalte

a un goût

nouveau

imbu

de démence

ruisselante

du ciel

alibi

Colibri

je t'aime

dans la nuit

de ta langue

vautour

ôhü

ra

rhô

bave

psyquédélique

de mots

ohöjâ

hîuz

zooñ

pouhâ

miuêl

nohômmwe di Dù

Aurore

part!

part!

Part!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[syncope, saint cop-ain]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bang!

kaboum!

retour aux claques

en vrac

cependant 

jeu

me dilue

siïiiiïïÏÏÏÏÏ

...............bien

dans la poussière

moite

de ses cheveux

infinis

fini

in

encore

un jamais

de vide

à mastiquer

wôuy

gâe

rashô

pouhî

Aurore

part!

part!

part!

 

 

 

 

 

.

ABLATION

ABLATION

ABLATION [texte onéreux].

 

 

Kouka.

 

(photo prise par Kouka lors d'une répétition de danse, elle illustre un peu le côté épileptique du texte...)

 

19.07.2006

Trébuche

 

Je fume un paysage

un autre

puis de l'asphalte déliquescent

mes yeux

sont injectés d'étoiles piquantes

de temps à autres

un larme molle

ici

allá

de temps à autres

une envie persistante de me trancher les veines

sur un cactus inexistant qui se pâme

necessaire malgré tout

j'ai un besoin délétère de fuir

fuir la vie

la vie noire

la noire nuit

l'opaque cervelle

bernée par la facilité de mouvement des autres

fuir l'utopie acide qui me ronge

fuir la tension esthétique écrasante

fuir ces regards inquisiteurs

fuir le vent, la poussière fantôme

et trépasser lâchement

dans un silence fêlé

voir inconstant

un

ou pas.

 

 

Kouka.

 

16.07.2006

Plume [old]

Plume. Mes lèvres s’arrondissent autour de ton nom et te transforment en Ploum. Ma langue s’enroule, butte sur ta majuscule et bégaie en trébuchant. ploumploum. Tambourin des gouttes de pluie sur le velux, papillon-plume clignotant, pas furtifs d’un petit enfant. ploumploum aux yeux clairs comme un fond d’absinthe et au regard sombre comme une jungle étouffante, ploumploum à la bouche pleine d’étoiles liquides. Plume-Ploum-ploumploum, délice à prononcer, délice à embrasser. ploumploum sème des miettes aux coins de sa bouche. ploumploum ne veut pas dormir. ploumploum s’endort dans la lumière rouge. ploumploum joue à la mer. La vague naît de la pointe de son pied, gonfle le long de son ventre et vient exploser dans sa bouche en un soupir salé. Puis, elle se retire, semant derrière elle les deux mignons petits coquillages de ses oreilles, une frange d’algues humides sur son front et des dessins souriants sur son visage-plage. ploumploum se réveille avec du sable dans les yeux. ploumploum peint ses lèvres en rouge pour faire la grande. ploumploum pleure pour qu’on la console.

 

 

Ici, rien n’a changé, tu sais … mais je n’ai plus de sable au fond de mes chaussettes ; seulement les traces de tes quenottes dans mon cœur. Je me souviens surtout d’une infinie douceur … Plume.

 

 

Je défroisse les boules de papier. Retrouver les caprices de ploumploum, retrouver ses grands airs futiles. Petite bouche aux lèvres gonflées. Pieds qui trottinent sur le lino. Yeux grands comme ça, ronds comme des rondelles de citron. Paupières qui battent comme des rideaux par jour de grand vent. Sommeil calme, si calme qu’il m’empêche de dormir. ploumploum aime avoir froid. ploumploum aime être petite. ploumploum veut garder ses seize ans.

 

 

J’ai le cœur au bord des yeux, prêt à fondre ; mais ploumploum, mon petit glaçon, est allée bouder dans son frigo.

 

 

J’ai rencontré ploumploum un soir de pluie. Tout était infiniment brillant sous la pluie battante. ploum avait les cheveux mouillés et les yeux rieurs. Elle jouait ; mais il y avait quelque chose de sérieux dans sa manière de rire. ploumploum ne jouait pas. ploum était triste, emmitouflée dans sa parka trop grande pour elle. ploum avait le visage rond comme un galet chaud, des mains minuscules ; et moi, je l’écoutais chanter.

 

 

Et puis, un matin, une dernière trace de rouge à lèvre sur un coin de fenêtre et un petit mot tracé en dessous : Voilà.

 

 

J’écris des lettres à ploum, tellement longues que ça doit la faire bâiller. Pourtant, je ne met rien dedans, je ne lui demande même pas de revenir. Et en bas, en petites lettres, si petites qu’elle ne pourra jamais les lire, je signe : Clément. ploum m’a raturé au rouge à lèvre. Voilà.

 

 

ploumploum frétille, scintille et s’éparpille ; mais elle ne sait pas donner. Voilà.
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11.07.2006

Stratosphère


Edentée

la terre

roule

à l'instar

une impasse

centripète

puis

viennent

ces caniveaux

qui 

couinnent

like

des

portes

avariées

ne cessant

de

forniquer

les passant

pressés

comme des oranges

mécaniques

tralala

et

haut

Vénus

éclate

en

une

myriade

de mozaïques

sidérales

coupant

les

petites

veines

des rétines

béates

usées

uZêh

et

mon bras

lance

des

aventures

inexplorables

au-delà

de la stratosphère

pyramide

oblique

à

l'état

gazeux

déversant

réverbérations

sans faim

ni abîmes

tout

pour le toux

entre autres hiboux

célestes

voir

crochus

aux plumes

épousant

ma chair

violée

par

l'inconstance

d'un

horizon

virulent

zhû

boing.

 

 

Kouka.

 

09.07.2006

Recette vaudou [old]

Insérer les ingrédiens suivants dans un poulet vidé de ses boyaux.



15 flocons d'avoine glaçée fuyant la pesanteur
14 pets qui ne valent pas une carrotte de Paname
13 losanges en tissu collés sur ta tempe jaune
12 culottes en herbe qui accouchent du psyquédélique
11 insectes mortifiés par l'envie de sentir la fin du jouir
10 felins qui broutent dans un halo de coke
9 pneus ahuris qui encerclent tes cuisses frêles
8 nains amnésiques qui jonglent avec du confeti comestible
7 nymphes aux gestes profanes évoquant une flaque de désir
6 barbes à papa qui rafolent d'orgasmes en plastique flambé
5 soleil verts qui piétinent un trou flasque de chair
4 lentilles oniriques qui berçent un océan concave
3 tubes de pastèque qui valsent sous tes yeux ronds
2 langues fertiles qui frétillent de bonheur bon marché
1 bal exotique couleur camaïeu aux contours organiques.

 

Puis bien faire cuire à feu doux dans une grande marmite panoramixiène.

 

 

Kouka.

 

08.07.2006

Rêve de baba coule sain

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.
J'aimerais sniffer de la poussière d'étoile avec classe.
 Chic et pas CHER.
.
.
Lib.
.

07.07.2006

Ebauche [old]

Dis-moi les fleurs écarlates
écloses sur ses joues d'enfant
dis-moi les mots qu'il frelate
ces tics qu'il sème à tout vent

 

Dis-moi sa désinvolture
et écoute la rhapsodie
amère d'une boursouflure
noyée de mélancolie

 

Un soir blème de lune absente
suffocant de mille naufrage
je devîns l'île phosphorescente
où il s'échoua sans amarrage

 

Il s'endormit dans les décombres
yeux nus, bouche indécente
vulnérable dans la pénombre
rouge des lendemains qui hantent

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06.07.2006

Sacrés échymoses, et tempête.

 

Dehors dans le bunker populaire

des pirouettes acides

virevoltent dans tous les sens

ça gicle du cri aigu

et des missiles alcoolisés

baveux

moi indifférent

je stagne en mode introspectif

je cherche une voix

une fée-dragon

un soupir diatonique

en osmose avec les vibrations de la jungle Lacandone elle même

mais je bute

je trébuche avec les miettes de cils

qui jonchent le sol-eil

je me cogne contre les parures des nuages

diaboliques

éléctriques

toujours à l'affût du moindre bout métalique

pour vomir lumières,

éclaboussements cinglants

aux reflets périlleux

derrière cette fenêtre béante

ouverte sur un néant en perspective

qui s'enfonce dans l'horizon-chorizo sans limites,

si enfin, les fesses

des monts et de vallons

les mains des peintres

épileptiques

L'homme qui buvait la pluie

en bruit de fond

comme un teint sonore folky

qui coule sur mon fasciès ahuri

embourbé de lumière intermittente

zizaguant-serpent-nocturne

fffffffffffffuiiiiiiiiirrrrrrrrr

dans les recoins de ma piaule poisseuse

ffffffffffffuiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrr

et les iris d'Améliku,

comme des petites flammes vacilantes,

qui sont toujours là

braqués sur mon incertitude,

tableau qui penche

mémoire qui ne flanche

pan!

ou sont les limites du sacrifice?

ou sont les hermites du pastis?

patati patata

l'ourson coagulé couine onomatopéiquement

mon ourson

le miens le vrai

ce bon vieux camarade mordu par mes dents

et celle du temps mangeur d'hommes,

semble fidel à son poste

alibi dans un procès pro-mélancolique à l'eau d'aurore

juste

entre ma côte Ouest

et la porte qui se dérobe

à l'heure ou les fantômes

murmurent

le cynisme

d'une mélodie incomprise...

 

Prisme

spectral

dans ma colonne vertébrale

vice et vers ça

toujours.

 

 

Kouka.

 

05.07.2006

Kaboum!

 

Bouteille-nausée

squelette russe

rôt de puce

enivrée.

 

 

Kouka.

 

Passé poisseux [old]

medium_passepoisseu
 
 
 
Le jus des mégots écrasés encrasse
Les attaches du toit
Effluves tristes et chair lasse
Du tabac froid
Que fondent les lèvres endurcies et crasses
Des enfants rois
Que ces éternelles retrouvailles tassent
De désarroi
 
Les vieux spectres se délassent
Sur la paroi
Peut-on sonder leur surface
Sans rester coi ?
Sans que nos larcins anciens ne grimacent
Sur le billot de bois
Et que nos yeux ne ressassent
Les feux grivois
 
L’ardeur lézarde les cuirasses
Des mots étroits
L’éternelle ardeur brise-glace
De nos ébats
Et dans l’aphasie vorace
L’effroi sournois
Suggère de faire volte-face
Cahin-caha
 
Reste une rancœur tiédasse
Au fond des rince-doigts
Et le dégoût infiltre les crevasses
De nos émois
Tu lâches dans le tohu-bohu du postface
Un alinéa
Un allumoir que je ramasse
En mon carquois
 
Cède là cette carcasse,
Rentre chez toi
Avant que la déraison coriace
Comme de la poix
Ne vienne vagir sous nos terrasses
Encore une fois
Embourbée dans les traces tenaces
D’autrefois —pouah !
 
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Illustration originale exéctuée par Aakash pour le texte. 

Les aventure de Patricia N. Froggy-Ribbit-Ribbit

Nonsense
 
C’est l’histoire de l’héroïne d’un Harlequin qui veut s’échapper. Elle a un nom à coucher dehors et elle est dactylo. Mais au fond d’elle quelque chose refuse le beau et riche héritier ténébreux qu’elle va rencontrer et qui va la faire succomber grâce à sa troublante Jaguar vert-émeraude.

Patricia Froggy-ribbit-ribbit pensait à l’Antarctique. Ça la prenait souvent en fait. Le soir surtout. Quand elle n’entendait plus le bruit des machines à écrire, quand elle se trouvait seule face à son papier-peint Art-Nouveau et sa copie des Nymphéas dans son petit vingt mètres si désespérément carré. Elle aurait bien aimé ressembler à "Ma sorcière bien aimée", où à n’importe quelle autre héroïne de son temps —Madame Pierrafeu ou Betty Boop par exemple. Mais bon, en ce moment elle ne pensait pas à ce qu’elle voulait être, elle pensait à l’Antarctique et à tout son folklore de neige, de glace, à perte de vue. Elle venait d’exister, dix lignes plus haut sur une feuille format A4, Police Times, Taille 12, alignement justifié …onze lignes maintenant. Elle avait un poisson rouge nommé Wanda, elle l’avait vu naître. Dans son enfance, elle avait peut-être habité le Connecticut ou l’Australie, elle ne savait pas très bien, elle aurait bien aimé être née en Sibérie, en Alaska, au Groenland, bref, n’importe où qui ressemble un tant soit peu à l’Antarctique. Elle avait un joli miroir. Elle aimait bien se regarder et réciter à voix haute :— J’aime bien ma silhouette liane, ma poitrine généreuse et mes yeux bleus. Ma peau cuivrée trahit mes origines italiennes mais j’ai été élevée ici, à Londres. Mes cheveux sont « blond-vénitien » normal pour une italienne. Je ne suis qu’une simple dactylo. Je me sens laide, oh tellement laide, ma vie est ratée, je cherche l’amour, j’ai envie d’être en Antarctique, enveloppée dans une peau d’ours blanc. Mon patron conduit une Jaguar vert-émeraude, il est brun, grand, avec une mâchoire carrée, un visage dur mais des yeux incroyablement clairs. Il est sortit avec toutes mes collègues. C’est sûr il va me faire des avances. Je ne suis pas amoureuse de lui. Pourtant, c’est vrai il me trouble. Sa Jaguar verte se reflète dans ses yeux clairs. Sa mâchoire suggère un caractère puissant, il doit être Taureau, comme Wanda.
Elle s’approche encore du miroir. Elle tient un tube de rouge à lèvre dans sa main, sa couleur met en valeur ses lèvres pulpeuses, un peu comme celle de cette actrice française, B. B. qui s’est mariée avec un ________ , celle qui a montré ses fesses dans Le Mépris. Elle marque ANTARCTIQUE. Elle répète le mot plusieurs fois. Mais de toute façon ça ne va pas. Elle ferme les yeux, imagine un appareil photo magique.
CLIC CLIC CLIC TE VOILÀ EN ANTARCTIQUE.
Elle aime bien les appareils photo avec des gros objectifs. Elle aime bien aussi les panneaux lumineux dans le métro. On appuie sur un bouton, n’importe quelle station, et le trajet s’allume. Elle aime bien aussi Pete Doherty, même si elle milite contre la drogue. Sa sœur prenait de la drogue. Maintenant elle est … (elle hésite, elle a l’embarras du choix, un peu comme au super-marché) … à l’hôpital psychiatrique. Sa mère prenait de la drogue. Elle est ... (hésitation) … morte d’overdose. Son père prenait de la drogue. Il a … (un temps) … fait le coup de Jimmy Hendrix, sauf qu’il ne savait pas jouer de la guitare avec les dents, alors forcément, c’était moins classe. Non. En fait elle était fille unique, en fait son père ne l’avait jamais reconnue, et sa mère était toujours vivante, au fin fond de l’Oklahoma, avec une permanente ratée et des robes vulgaires en tissu synthétique, tout les samedis, son esthéticienne venait lui enlever les poils des oreilles. Non, c’était encore pire. Elle avait été fabriquée en laboratoire. Ses parents étaient deux chromosomes made in éprouvettes, il s’appelaient X et Y. Elle éclata en sanglot.
— NOOOON !
Il fallait qu’elle se remette les idées en place. Si elle continuait, elle allait devenir schizophrène, ou pire, célibataire.
— L'anomie (du grec an- : absence de, et nomos : nom, loi, ordre, structure) est l'état d'une société caractérisée par une désintégration des normes qui règlent la conduite des hommes et assurent l'ordre social. L’anomie c’est le chaos social. Je doit être une anomie. Est-ce qu’on peut dire je suis une anomie ? Non, on doit dire anome, comme dans mélanome. Je suis une anome. Je suis un électron bombardé de protons. IL FAUT QUE J’AILLE TRAVAILLER. Sinon, sinon je deviendrais une anome. Et je ne pourrais jamais m’asseoir dans la Jaguar vert-émeraude de mon patron et résister à son charme irrésistible.

Elle met son tailleur qui met en valeur sa silhouette liane de femme volontaire, dynamique. Elle va montrer à son patron qu’elle est la meilleure dactylo de toute l’entreprise. Elle va être promue dactylo en chef. Les tabloïds vont lui consacrer une page entière. Tout le monde se l’arrachera, on clouera une Remington sur sa tombe. Et un câble d’alimentation sortira de sa pierre tombale, et il plongera dans celle de son futur-mari. Et on leur consacrera des films : TRISTAN ET ISEULT RELOADED.

Quelqu’un sonne à la porte. Il était temps. Elle étouffe dans son vingt mètres si désespérément carré. C’est le paumé. Vous savez, ce garçon efflanqué aux os légèrement proéminents. Avec des boucles mordorées et des yeux noirs. Il a trouvé un chat dans la rue. C’est ce qu’il fait tout les jours. Et il cherche quelqu’un pour adopter le chat. Il en profite pour se faire adopter. Patricia se sent seule, au bord du célibat, alors elle l’héberge. Il joue de l’harmonica en dessous d’une potence et s’en va dans le soleil couchant du Far West en chantant Poor lonesome cowboy. Mais il n’a pas de cheval, il fait comme les Monthy Pythons, avec des noix de cocos. Il se présente après. Vladimir avec un W. Il vient d’Europe de l’est. Quand elle était petite, sa mère, Anna Markovna, allumait des bougies sous la photo de Staline. Et puis il aime bien les chats. Il est allé s’enchaîner à des poubelles comme les gens de Greenpeace pour protéger les chats errants. Le chat s’appèle Gricha Wladimirovitch, parce que W. le considère comme son propre fils. Patricia s’interroge sur la grammaire russe. Peut-on donner un patronyme à un animal ? Patricia accueille Gricha Wladimirovitch et lui fait de la bonne goulasch, pour ne pas le dépayser. Ensuite, elle voudrait prendre le S-Bahn de Berlin et elle ira à Alexander Platz parce que c’est le milieu de Berlin et que c’est moche, gris, déprimant ou alors, elle voudrait être en Antarctique. En fait, Vladimir s’écrit avec un W comme West, de Far West, mais il est plutôt moujik que cow-boy.

Il faut qu’elle se reprenne. Si elle continue, elle va devenir morne, ou pire, l’héroïne d’un film d’art et d’essai. Il faut qu’elle se concentre sur son métier de dactylo. Sur son patron qui va bientôt commencer à lui faire des avances qu’elle devra refuser avant de succomber au charmes du double pot d’échappement de sa Jaguar vert-émeraude.

On sonne à sa porte. Vladimir avec un W est torse nu dans la salle de bain. Il joue avec un canard en plastique jaune qui flotte dans une baignoire pleine d’eau chaude, à quarante degré Celsius ce qui fait en Farenheit …Gricha Wladimirovitch vient se frotter contre sa jambe. Elle frissonne. Il faut qu’elle aille ouvrir.
— Bonjour.
C’est son patron, Clark-Brian-Zane-Kyle Amberane. Elle fait semblant d’hésiter à le laisser entre.
— J’aime bien votre silhouette liane, commence-t-il, votre poitrine généreuse et vos yeux bleus. Votre peau cuivrée trahit vos origines italiennes mais on sent que vous avez été élevée ici, à Londres. Vos cheveux sont « blond-vénitien » normal pour une italienne. Vous n’êtes qu’une simple dactylo. Mais vous êtes belle, oh si belle, vous pensez que votre vie est ratée, vous cherchez l’amour, vous pensez trop souvent à l’Antarctique, c’est malsain. Je conduis une Jaguar vert-émeraude, je suis brun, grand, avec une mâchoire carrée, un visage dur mais des yeux incroyablement clairs. Je suis sorti avec toutes vos collègues. Vous dites ne pas être amoureuse de moi. Pourtant, c’est vrai je vous trouble. Ma Jaguar verte se reflète dans mes yeux clairs. Ma mâchoire suggère un caractère puissant, et en effet, je suis né sous le signe du Taureau, comme votre poisson, Wanda.
Patricia tourne la tête vers le bocal. Gricha Wladimirovitch regarde le poisson tourner.
— Vous aimez bien les chats ?
Nerveuse, elle répond :
— En lituanien, Patrica ça veut dire amie des chats, elle prend bien soin de rouler les r, Wladimir déteint sur elle, même dans ses accès de mythomanie.
— Patricia Frogy-ribbit-ribbit, vous êtes une femme fascinante, votre nom m’évoque la voix rauque des crapaud dans le soleil couchant. Un peu comme ma Jaguar vert-émeraude.
Patricia referme la porte.
— Appelez-moi Pat crie-t-elle à travers la paroi blindée.


Elle va dans la salle de bain, ou W. chante une chanson sur l’Antarctique. Il s’est mis dans le bain maintenant. Et son pantalon de pyjama en flanelle grise flotte autour de lui. Elle le rejoint. Son tailleur ne supporte pas l’eau, sa permanente non-plus, tant pis.
— Pourquoi sommes-nous à Londres alors que j’ai des origines italienne et que vous venez de l’Europe de l’Est ?
W. ne répond pas tout de suite. Il regarde les ronds dans l’eau. Cette expression est apoétique en un sens, mais ils s’en fichent l’un comme l’autre. La poésie ce n’est pas une hyperbole, la poésie c’est pouvoir écrire rond dans un poème, sans se sentir malade après.
— Peut-être, dit-il, que c’est le seul moyen de s’enfuir de la caverne.
Il chante sa chanson sur l’Antarctique, elle se débarrasse de ses vêtements.
— On ira tous en Antarctique, dit-elle.
— Toi, moi, Wanda Patriciovitch (et tant pis si les matronymes, ça n’existe pas) et Gricha Wladimirovitch.
— Tu as les cheveux mordorés et des cernes violâtres. Tu ne t’es pas rasé ce matin et ton menton est bleu.
— Tu as des nervures sur les lèvres, un peu comme celles des feuilles de platane. Ta bouche tremble toujours quand tu réfléchis.
— Tu as des callosités sur les doigts.
— Tu fumes des maïs en cachette, et tu les cales derrière tes oreille sans lobes, comme celle des assassins.
— Tu as une cicatrice sur le sourcil. Petit, tu as fait croire à tes amis que c’était parce que l’ennemi américain avait bombardé alors que tu prenais le soleil à côté du samovar, sur la terrasse de ta datcha. Mais en fait, tu t’es juste pris le coin d’une porte.
— Le matin, quand tu fronces les sourcils, tu as un π qui se forme sur ton front. Elle sort de sous la savonnette une petite bande de papier.
— Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages, déchiffre-t-elle, et le petit π s’affiche sur son front soucieux.
— 3,1415926535, renchérit-il.
— Le nombre π, c’est comme la Vérité. C’est presque une idée, au sens platonicien du terme, une idée pure
— … absconse (yeah). Oui, tu as raison, on suppose l’infinité chiffres qui suivent cette virgule, on peut en trouver beaucoup, mais on ne le saisira jamais entièrement. D’ailleurs, c’est un entier irrationnel. Le réel est-il rationnel ?
— Je me sens dans un état bizarre.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
— Je voudrais être en Antarctique.
— Je te comprend. Moi aussi, ça me manque souvent, plus que mes Carpates natales.
— J’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.
Elle reprend la savonnette, elle la laisse fondre et trace avec le bout qui reste des lettres décousues sur les carreaux de la salle de bain.
B E G O N E V I L E I N SE CT
[miroir] M A D A Y HT E B O T THG OU I
En bas, elle trace : M. SHELLEY et en dessous : ANTARCTIQUE
— Pourquoi tu aimes les miroir ?
— Parce que je m’appelle Patricia N. Froggy-ribbit-ribbit.
— N pour Narcisse ?
— Oui, mon ancêtre était la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, elle s’est noyée dans son reflet.
— Je croyais que tu étais une fille de chromosome …
— Je suis une fille de chromosome de grenouille.
— Génétiquement modifiés, non ?
— Sinon je coasserais.
— Essayons autre chose.
Il l’embrassa. Rien. Elle ne pris pas la forme de ses glorieux ancêtres.
— Ribbit-ribbit, minauda-t-elle.
Il l’embrassa à nouveau. Sa bouche avait le goût de l’odeur qu’on ajoute au gaz de cuisine, pas désagréable au fond. Il la voyait bien petite fille, avec des tresses blondes et des chaussures orthopédiques, comme dans les vieille réclames pour le chocolat Suchard.
— Elle était brune, fit remarquer Patricia.
— Qui ça ?
— La fille du chocolat Suchard.
— Mais je n'ai pas ...
— Tu l’as pensé, non ?
Il hoche la tête.
— Maintenant, à ton tour de me dire ton nom entier, dit-elle.
— Vladimir avec un W Odysseusovitch Sans-titre.
— Comme … Sans-titre ?
— Au menton céruléen, oui.
— Je ne m’attendais pas à de l’intertextualité. Comment … ?
Il élude la question.
— Il y a une brèche dans le carreau.
— Impossible.
— Ça signifie que ?
— Peut-être.
— Et si le Monde était amené à disparaître après ça ?
Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt.
— Dans ce cas … après toi.
La brèche s’agrandit, on pu sentir des effluves d’Antarctique, de désert glacé, d’enfer glacé. Il s’y engouffre le premier. Elle le suit. Plus rien. Ils sont passé de l’autre côté du carreau. Ils se sont échappés de la caverne. Les lettres de savons scintillent dans l’obscurité, quelqu’un a éteint les lumière avant de partir.
BEGONE VILE INSECT ! … BE GONE EVIL E IN SECT/BEG ONE VILE INSECT
I OUGHT TO BE THY ADAM …et plus bas en petite lettres : I am rather the fallen angelMais il fait froid en Antarctique a dis Lucifer (≠Satan).
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02.07.2006

Beurk [ancien]

  Ce matin funeste de 1946, alors que je nez-té-toujours-panné-tsé, enfin ma grande mère avait un long nez et mon grand père aussi d'ailleurs, bon en tout cas, ce jour précis, voir méditerranéen, j'ai découvert avec stupéfiants, hhheuuu avec stupéfaction, la présence non souhaitable, d'un poil pubien dans ma purée bien trop salée, servie avec fidelité par la grosse moustachue du self. Du coup, en épousant des yeux globuleux de poissoin, j'ai zigzagé entre l'envie de gerber en vrac mon contenu stomacal et celle de lancer le début d'une insurrection de conconbres dont j'aurais été le lider vaillant. Aussitôt l'affaire réglée (après plusieurs péripéties invisibles), puis mesurée par les compas de mes camarades, on a stagné dans une atmosphère de gélatine au rabais, miam maim, nous demandant quelles étapes subissaient nos aliments préfafriqués avant d'arriver tout raides et froids sur nos plats de pacotille. Il est évident qu'on ne le saura jamais, c'est un secret bien trop gardé, dans un coffre-fort over blindé, dont les les uniques sentinelles sont des rats de vaudeville. Si un jour vous découvrez un intru touffu, dans l'embrouillamini alimentaire de votre assiette, il est fort probable, que les cuisiniers s'envoient en l'air, pendant qu'ils font mijoter les croquettes pour teenagers. Nul ne le saura jamais. Alors autant fantasmer à grosse louches d'imaginaire crade. Cela ne fait point de mal, au contraire vous saurez d'ou émane votre gastro d'une certaine façon...

  Alors, sans transition, moi je vous dis, et si on recyclait nos flatulences pour faire marcher plus longtemps les cuisinières? Et pour élargir l'horizon d'attente, avez vous déjà cuisiné des steaks de cactus avec du gaz humain?

 

 

Sincèrement votre, mais toujours fidel à ma folie.

 

 

Kouka.

 

01.07.2006

Moarf

 

Rien à footre du foutre de ces milliardaires qui bouffent du gazon lucratif.

 

 

Kouka.

 

30.06.2006

Ex-Cerise [Ancien].

 

Cette fille transparente, malgré sa folie bien explicitement ravitaillée en permanence, arrive à transpercer l'opacité blindée qui bouche les artères diformes de mon coeur version acide. C'est incroyable, jusqu'à l'os des évènements, comment cela peut méthamorphoser une vie de chien metalique, en zombi affranchi des exigéances mal qualibrées et oppressantes du temps.Même mes pores en restent dilatés par la force du tourbillon qui souffle sur ma tête de girouette extravagante. Pourtant, en tant qu'anarchiste serein en intérime, je me dis mécaniquement, à chaque seconde qui explose devant mes narines, que ce ne peut être qu'une illusion réalisable
une mirage concret
un circuit parfait
un tremplin sentimental qui booste le moral
en somme, de racine carrée et cubique par ailleurs.....slaaaaaaaaaaaaaaaaaak.

Mort(a)(l)été: carpe diem........Mais je reste toujours un coyote solitaire et affamé.

[Tiens tiens du Marley acoustique bootléguisé sur "France Inter"......cette radio perverse ne cesse de me surprendre...]

Etant donné que ses yeux sont verts-émeraude ou bleus-azur, je n'ose guère perfectionner mes coups d'oeuils tellement ça pétille dans ses prunelles dilatées, alors que les miennes ne sont que des vulgaires chataîgnes agoraphobes, je lui ai donc déja dit des kilos de sessions MSN-caca qu' elle mérite un meilleur cru. Et pas l'allégorie de l'insolence polymorphe dont je me rapproche modestement jusqu'aux quatrins.
Bon j'essaye quoi.....mais je panse donc je suinte.
Quand même.


-Moarf, c'est trop long pour être frais (bang bang! intrusion mentale écrabouillée, rectification: "c'est trop beau pour être vrai").


Puis l'autre jour, que j'ai déja oublié tellement je suis tyranisé par l'incohérence de ce monde perfide et cynique, elle m'a avoué qu'elle avait égarée son odeur, sa personnalité olfactive.
Comment vais-je faire à présent pour m'endormir sereinement sans avoir l'infime possibilté de matérialiser virtuellement cette caractéristique humaine qui m'est tellement chère? (quand ça sent plutôt bon quoi...mais en général les filles c'est des fleurs mimis non?).

Je suis ultralight ce soir, je flotte dans les épis du soleil granuleux...je vais même l'étouffer de ma présence, le contaminer, le pourrir, le bousiller avec mes mauvaises ondes éléctromagnétiques qui transonforment mon entourage immédiat en d'odieux mutants en pâte-à-modeler.

Bref elle est carpé-dimisiée à ras-bord, mais je sais que c'est éphémère, et qu'elle va rechuter bientot, dès que la crasse amorale va recommencer à choir instictivement dans son panorama défensif.
C'est pas juste......mais j'espère que cette mangue gaie va lui durer pour plusieurs bouchées consécutives.
Je le souhaite vraiment
De toute ma sueur.

 

 

Kouka.

 

29.06.2006

J'eu une vision

 

 

Google, le bruit des bulles

glouglouglou

amen; etc etc.

 

 

Kouka.

 

L'ingrate bohème

 

L'ingrate

quand elle sourit

le vent dans les cheveux 

en l'espace

de quelques secondes furtives et annihilantes

on voit le monde tout entier

regorgeant de beautés inédites

de spasmes éperdus

et de lucioles agonisantes

pour le meilleur

et pour le pire.

 

 

Kouka.

 

28.06.2006

Murmure moi encore


Amères, le bout de tes lèvres mornes

jadis, si pulpueuses, gonflées de passion.

je ne peux qu'éteindre mon cigare dans ce ciel chargé de poésie et de lumière, horizon d'apothéose à l'éclat divin

on véra bien mes membres, répandus dans le vertige d'un abîme sans histoire, sans exactitude

invisibles en somme, à l'instar de ma mélancolie, pourtant si ruisselante de noirceur coagulée

je t'attendrai, dans l'imprévisible mensonge qui ruinera nos vies...

(...mais, voilà qu'elle passe juste entre mes doigts)

ôh surnoise Mélodie..... je te tiens, tu ne t'en iras plus

dans mes fillets tu seras Reine!

 

 

Kouka.

 

Quand un désir piétine un désir